Lusopholie

Lettres, poésie et musique lusophones

Pourquoi “Lusopholie”

Enregistré dans : littérature et culture — 14 septembre, 2009 @ 7:23

bienvenue, bem-vindas e bem-vindos

La littérature lusophone, hormis certains grands auteurs, est relativement peu connue et divulguée en dehors de sa sphère d'origine. Ceci est une tentative de faire connaître aux lecteurs en quête de dépaysement des textes différents, dans lesquels ils peuvent être confrontés à une autre manière de sentir, de penser, d'être en face de la vie et du monde.

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De ma langue, on voit la mer”, a dit Virgílio Ferreira.
De sa langue, on peut aussi voir onduler la plaine de l'Alentejo,
apercevoir une Lisbonne insoupçonnée,
l'immensité et la diversité du Brésil,
les berges du Zambèze ou le Mussulo de Luanda,
et beaucoup d'autres mondes.
On peut entendre des voix qui se lamentent, s'enthousiasment, s'indignent ou se moquent, venues tantôt d'un passé - proche ou lointain - tantôt du présent des auteurs modernes.

(clic pour arrêter)

Les” pages” sont pour la plupart consacrées à des photos personnelles, de lieux que j'aime. compteur MySpace



pêle-mêle

Enregistré dans : littérature et culture — 23 mai, 2008 @ 6:44

Textes et vidéos sont volontairement présentés sans organisation apparente. Ce qui les relie, c'est la langue d'origine.

 

Le parfum

Enregistré dans : - époque contemporaine, musique et chansons — 20 novembre, 2009 @ 10:22

Groupe Entre aspas, O perfume

Ce parfum me poursuit… chaud, fort et subtil

Il se promène en moi librement… comme s'il était gentil

Oh ah ah… ah ah… ah ah…
Ah ah… ah ah… ah ah…

Il apparaît soudain… je l'inspire profondément
Pour le découvrir, pour le déchiffrer, je voudrais l'attraper…

Je voudrais l'attraper, le mettre dans mon flacon, bien fermer pour l'empêcher de s'enfuir…
L'empêcher de s'enfuir…
L'empêcher de s'enfuir… oh ah ah ah…

Mais il insiste, il insiste… il joue avec moi doucement
il me rappelle des souvenirs… il m'invite à divaguer

Oohhh… oohhh… oohhh… ah ah…

Je voudrais l'attraper, le mettre dans mon flacon, bien fermer pour l'empêcher de s'enfuir…

Crises

Enregistré dans : littérature et culture, - époque contemporaine — 19 novembre, 2009 @ 7:42

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Mine de Aljustrel

 

5200, 5206, le compteur avance péniblement à l'intérieur de ce que ressent le père, même les yeux posés sur la blanche tranquillité du mur le père ne s'éloigne pas des entrailles de la terre, 5375, le désir d'atteindre le ciel est une folie, le désir de faire l'expérience de la terre est le devoir des mortels, c'est ce que le père a toujours dit au fils, aux mineurs, aux femmes des mineurs qui sont venues rejoindre leurs maris, aux enfants qui naissaient ensuite à la mine, à tous le père avait souvent raconté comme la terre avait été blessée, personne ne connaît la terre comme le père, pour vaincre la terre il était venu des hommes de partout, même des endroits les plus lointains, la terre s'était laissée vaincre pour recevoir les corps de ceux qui l'éventraient, tout ça le père est capable de le raconter sans repentir, l'indifférence avec laquelle il raconte comment sont inutiles les respirateurs que les hommes ont faits, ou les canaris que les mineurs emportent pour les prévenir que l'air est empoisonné, des manières traîtresses que la terre a d'exhaler, les mineurs emportent des canaris qui leur chantent la lumière du dehors mais qui les alertent toujours trop tard, les mineurs savent qu'ils n'ont déjà plus le temps de se sauver quand les petits corps des canaris se recroquevillent dans les cages, c'est ainsi que dans la mort des canaris les mineurs assistent à l'imminence de leur propre mort, 6468, des crises, le ventre du père lui fait mal comme s'il avait reçu un coup de sabot, le battement du cœur violemment désordonné, l'air lui écorche les narines, le brûle à l'endroit que le père pense être les poumons, 6658, 6664, 6670, 6676, les crises durent de plus en plus longtemps, 6718,

 

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Revendication

Enregistré dans : Poesie, littérature et culture, - moyen âge/ XVIème siècle — 18 novembre, 2009 @ 8:12

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Gil Vicente, 1465- 1536

Juliana:

Je ne sais pour quelle raison
et nos mères et nos pères
nous proposent pareils maris
si peu de notre goût
que le diable ne le serait.
Leurs têtes paraissent monts,
leurs cheveux par les vers mangés
le teint tel écorce de chêne,
peignés une fois l'an
et en livrée de pire espèce :
réjouissez-vous avec de tels maris !

Ilaria:

Et le mien pour ses péchés
louche comme jamais n'ai vu,
les deux yeux en meurtrières ;
si tu lui parles ou chose ainsi
tu ne sauras s'il te regarde
ou s'il regarde en haut des toits.

João:

Vous êtes, ma foi, d'une engeance
de fort curieux appétit !
Voyez un peu comme il en est,
à ramer comme en galère
et à vouloir bon vent en poupe !

Mariez-vous, crénom, de bon sens
et jetez au diable le sentiment,
car tout cela n'a qu'un temps
et quiconque se marie en raison
trouve sagesse en son foyer.

Gil Vicente, Romagem d'Agravados, première représentation 1533, (traduit par Bernard Emery)

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Au secours

Enregistré dans : - époque contemporaine, musique et chansons — 16 novembre, 2009 @ 6:36

Pedro Abrunhos, Socorro (1994)

je ne mange plus depuis cinq jours
il y a plus d'un mois que je n'ai pas dormi,
depuis que je te connais
ma vie est comme vaine.
je passe mes journées à réfléchir
je ne sais pas que faire,
je ne veux pas croireà ce qui m'est arrivé.
Je voulais être seul
ne plus penser à l'amour,
chaque fois que je rencontre quelqu'un
c'est de pire en pire.
J'ai lu ton annonce dans le métro,
de caractère personnel
tu te contentais de dire…

Au secours ! Je tombe amoureuse
C'est difficile de résister à tant de charme

Curieux comme je suis
je me suis empressé de répondre,
juste pour te demander
ce que ça voulait dire.
J'ai mis le journal dans ma poche
pour te parler après,
mais j'ai appris par coeur ton numéro
937812.
Je t'ai appelée à 6 heures du soir,
tu devais être en train de te réveiller,
cette voix rauque et chaude
murmurait suavement.
Je suis presque resté sans voix,
j'ai même failli raccrocher
de l'autre côté tu disais…

Au secours ! Je tombe amoureuse
C'est difficile de résister à tant de charme.

 

 

Afonso Henriques : indépendance

Enregistré dans : littérature et culture, - moyen âge/ XVIème siècle — 14 novembre, 2009 @ 7:38

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Le cardinal vint de Rome par l'Espagne, et les Rois chez qui il passait l'honorèrent beaucoup. Et l'on dit au Roi dom Afonso:
- Sire, voici un cardinal qui vient à vous de Rome parce que vous êtes en mauvais termes avec le Pape à cause de cet évêque que vous avez fait.
Et le Roi dit:
- Je ne m'en suis pas encore repenti.
Et on lui dit:
- Sachez, Sire, que tous les Rois chez qui il passe ne manquent pas de lui baiser la main.
Et le Roi répondit:
- Nul cardinal si honorable à Rome ne viendra à Coimbra me tendre sa main à baiser sans que je la lui coupe, et il n'en mourra pas.
Et quand le cardinal arriva à Coimbra, il apprit ce que le Roi avait dit et eut très grand peur.
Le Roi refusa d'aller au devant de lui. Et lui, sitôt qu'il arriva en ville, se rendit au palais où était le Roi qui le reçut fort bien et lui dit :
- Cardinal, que venez-vous de Rome faire ici, car de Rome il ne m'est jamais rien venu, sinon du mal? Et quelles richesses m'apportez-vous de Rome pour ces attaques que je fais sans cesse contre les Maures? Monsieur le cardinal, si vous m'apportez quelque chose, donnez-le-moi, sinon passez votre chemin.
Et le cardinal dit:

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Danse de rue

Enregistré dans : musique et chansons, vidéos documentaires — 12 novembre, 2009 @ 7:45

 

Rencontre de danse de rue à João Pessoa (Nordeste du Brésil). Groupes participants: Estilo Potiguar (RN), Klose Dancers e Corpus (Alagoa Grande/PB), Aprendiz de Hip-Hop e Scorpions (Cabedelo/PB), Turma do Bairro, Adolescentes em Ação, Pequenos Dançantes, Jovem Tribo, Tribo Éthnos.

Pour se réchauffer un peu …

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