Lusopholie

Lettres, poésie et musique lusophones

naufragé

Classé dans : - époque contemporaine,littérature et culture — 22 octobre, 2006 @ 19:12

naufrageweb.jpg

SoKa, Le naufragé

Du large on ne voit pas la côte, et l’on meurt résigné lorsque l’eau emplit la bouche ; mais lorsque la plage est proche, à peine à la distance d’un dernier effort, on croit qu’il aurait pu exister d’autres possibles si, avec d’autres forces, avec un autre courage, avec l’aide ténue d’une dernière vague… Et l’on meurt à la vie plus meurtri, plus aveugle surtout, de tant regarder la terre qui, d’être si proche, nous échappe.

Sérgio Luís de Carvalho, Os rios da Babilónia, Campo das Letras, 2003

Revenir à la page d’accueil

2 commentaires »

  1. Nikola dit :

    Oui, l’amertume de la mort est amplifiée d’être mêlée de vie, si incroyablement proche d’une possible échappée hors du destin. En quelques mots admirablement choisis, Sérgio Luis de Carvalho nous fait partager la douleur lancinante d’une expérience commune. J’aime beaucoup.
    Nikola…

  2. jadelame dit :

    il me manque les mots , c’est vraiment beau.
    jade

    Dernière publication sur jade : Lecture

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

rguiegu brahim - ÅíãÇÁÉ æÑÏ... |
dislui |
sarivoli |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Critica
| Pollution nocturne
| Hem Dolunay Hem Gökkuşağı

TESTING