Chanson d’aube

Lève-toi, ami, qui dors dans le matin froid !
Tous les oiseaux du monde, d’amour, disaient :
je suis heureuse.
Lève-toi, ami, qui dors dans le matin clair !
Tous les oiseaux du monde, d’amour, disaient :
je suis heureuse.
Tous les oiseaux du monde, d’amour, disaient :
de mon amour et du tien ils parlaient ;
je suis heureuse.
Tous les oiseaux du monde, d’amour, chantaient.
de mon amour et du tien ils se souvenaient :
je suis heureuse.
De mon amour et du tien ils se souvenaient ;
tu as cassé les branches où ils se perchaient.
je suis heureuse.
Tu as cassé les branches où ils se perchaient,
et séché les fontaines où ils buvaient :
je suis heureuse.
Tu as cassé les branches où ils se perchaient,
et séché les sources où ils se baignaient :
je suis heureuse.
C.V. 243
CBN 604
Nuno Fernandes Torneol
(Dans la « chanson d’aube », il est impératif de ne pas se laisser surprendre...)

la vague
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c'est comme ces adieux lancés sur la route bitumée d'étoiles, vers laquelle on s'avance mélancoliquement humble avec dans les pensées cette paisible nonchalance qui illumine parfois nos visages, ' le cur du temps' vient caresser tes sens que c'en
est magistral, puis soudain il y a dans l'air atone des passages aphones que j'emprunte en apnée les doigts crispés sur le fil d'ariane tressé d'anémones, là dans les profondeurs abyssales des chants cétacés ma vague déferlante vient fracasser ton corps d'épousée.
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