Lusopholie

Lettres, poésie et musique lusophones

Archive pour août, 2009

Du pain ou des roses

Posté : 13 août, 2009 @ 9:44 dans - moyen âge/ XVIème siècle, littérature et culture | 4 commentaires »

Du pain ou des roses dans - moyen âge/ XVIème siècle isabel10

La Reine Isabel, princesse d’Aragon, était l’épouse du roi Dom Dinis.
Elle aimait tant le Portugal et le peuple qu’elle est devenue une des reines les plus importantes et les plus célèbres. Partout où elle passait, elle laissait transparaître son amour et sa bonté. Elle aimait beaucoup aider les pauvres, bien que cela déplût à son époux.

Un jour, elle sortait en cachette pour apporter du pain aux pauvres, dissimulé dans son giron, sous son grand manteau. Lorsqu’elle arriva dans la grande salle, son époux la vit et lui dit:
- Qu’avez-vous ici, madame ?

Dame Isabel, tremblante, lui répondit en baissant les yeux:

- Des roses, Monseigneur.

- Des roses, en janvier ? Montrez-les moi.

Lorsque Dame Isabel ouvrit son manteau, des roses tombèrent sur le sol.

(Légende de la reine Sainte Isabel )

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Le miracle des roses

Posté : 12 août, 2009 @ 8:23 dans - époque contemporaine, littérature et culture | 2 commentaires »

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Salvador de Bahia

Alors, Mário apprit comment un Christ pas mal en colère contre l’humanité était venu demander à un Brésilien qu’il lui ôtât le poids du Péché Originel. Apparemment, le traumatisme des femmes qui mangent des pommes défendues l’affligeait toujours. En échange de ce service, le Christ lui montrerait quelques façons pratiques de faire des miracles. Le vin, les poissons et la résurrection, plus question, parce qu’il en avait l’exclusivité. Mais un peu d’imagination et un sens aigu des nécessités du temps nouveau permettraient d’en élaborer d’autres, d’un grand effet, sinon d’un plus grand.
- La rose rouge est le favori de nos fidèles. Vous en avez entendu parler ?
Mário n’en avait pas entendu parler. Il en savait plus sur les croix qui étaient apparues à Afonso Henriques au moment de batailles décisives, de femmes paralysées qui avaient guéri des malades en stade terminal rien que par leur présence, et des choses plus européennes. La seule merveille qu’il connaissait à propose de roses était leur transformation en en pain. Le pasteur la dédaigna.
- En pain ? ! Nos roses à nous se convertissent en monnaie. De nos jours, c’est ce que tout le monde cherche. C’est pourquoi nous distribuons, gratuitement, des roses à l’entrée de notre Temple. Oui, les gens en prennent une, et puis ils rentrent chez eux, font trois fois leur vœu, brûlent la rose et la gardent dans la maison pendant sept jours. Passé ce temps, il est sûr et certain que tout malheur sera écarté.
Ils entraient à présent dans l’Etat de Bahia. Des gardes armés épiaient des postes situés des deux côtés de la route. Personne ne les arrêterait.
- Un autre miracle très populaire, d’ailleurs, copié par de nombreuses autres Eglises, est celui du Verre d’Eau.
Mário eut soif et sortit sa bouteille d’eau minérale. Il but une gorgé et la tendit au pasteur, qui refusa, alléguant qu’ils feraient bientôt une pause pour boire un jus de fruit ou, plus probablement, une bière.
- Celui-là, on l’enseigne même à la télévision, dans notre émission, Venez le Christ vous attend. C’est très simple, il suffit d’avoir la foi. [...]
- Je voudrais bien voir ce miracle des roses.
Ils approchaient de Salvador, la circulation se faisait plus dense.
- Aujourd’hui, ça ne sera pas possible, c’est le jour du Miracle du Bain Sacré de Jérusalem.

Possidónio Cachapa, Rio da Glória, Oficina do livro, 2006

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Du fado et des guitares

Posté : 11 août, 2009 @ 8:48 dans - époque contemporaine, musique et chansons | Pas de commentaires »

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Carlos do Carmo, Os putos (Les gamins)

Eclaire-moi

Posté : 10 août, 2009 @ 8:05 dans - époque contemporaine, - XVIIème/XVIIIème siècles, littérature et culture, musique et chansons, Poesie | 2 commentaires »

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Pedro Abrunhosa, Ilumina-me

 

Je t’aime comme on aime un samedi,
Je t’aime comme on étreint le feu,
Je t’aime comme on vainc l’espace,
Comme on ouvre son coeur,
Comme on saute dans le vide,
Un bateau accoste sur le fleuve,
Un homme meurt sous l’effort,
Sept collines sur le dos
Et une ville pour moi.

Je t’aime comme on tue l’exil,
Je t’aime comme on cotise pour sur l’avenir,
Comme on ment en secret,
Comme on danse dans la rue,
Une robe faite de rien,
Les mains rassasiées du corps,
Un baiser fou sur le port
Et une ville pour toi.

Tant qu’il n’y a pas de demain,
Eclaire-moi, éclaire-moi.

Je t’aime comme une étoile en pleine jour,
Je t’aime quand arrive un nuage,
Je t’aime quand ton corps réclamait,
Quand dans mes mains tu brûlais,
Comme le silence à la guerre,
Des baisers de lumière et de terre,
Et dans un passé imparfait,
Un feu énorme dans la poitrine
Et un monde loin de nous.

Tant qu’il n’y a pas de demain,

Eclaire-moi, éclaire-moi.
 

La guerre

Posté : 9 août, 2009 @ 7:49 dans - XVIIème/XVIIIème siècles, littérature et culture | 6 commentaires »

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La Paix chassant la Guerre de Giulio Cesare Procaccini

La guerre est ce monstre qui se nourrit des propriétés, du sang, des vies, et plus elle en mange et en consomme et moins elle est rassasiée. La guerre est cette tempête terrestre qui emporte les champs, les maisons, les bourgs, les châteaux, les villes, et peut absorber en un instant les royaumes et les monarchies entières. La guerre est cette calamité, composée de toutes les calamités, où il n’existe mal dont on ne souffre ni dont on n’a peur, ni bien qui soit à soi et sûr. Le père n’est pas sûr de son fils, le riche n’est pas sûr de sa propriété, le pauvre n’est pas sûr de sa sueur, le noble n’est pas sûr de son honneur, l’ecclésiastique n’est pas sûr de son immunité, le moine n’est pas sûr de sa cellule ; et même Dieu dans les temples et dans les sanctuaires n’est pas en sécurité.

Padre António Vieira (1608-1687), Sermões.

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Lenine et les Fabulous

Posté : 8 août, 2009 @ 7:59 dans - époque contemporaine, musique et chansons | Pas de commentaires »

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Miragem Do Porto
Lenine e Marcos Suzano, São Paulo, 2000

(Aux percussions, les Fabulous Trobadors ( Jean Claude Sicre et Jean Marc Enjalbert)

Je suis ce navire en mer, sans but et sans maître
Avec le mirage du port pour consoler mon sommeil
Et flotter sur les aux de la marée de l’abandon

Là sur la mer, j’ai vu une merveille
Le visage d’une île une nuit de clair de lune
Qui a éclairé mon navire
Celui qui va sur la mer sauvage
Ne sait ce qu’il va trouver

Et je suis l’île déserte, où personne ne veut aller
Qui lit la route des étoiles dans l’immensité de la mer
qui pleure à cause d’un navire hélas, ô ô
Qui est passé sans la voir

Là sur la mer, j’ai vu une merveille
Le visage d’une île une nuit de clair de lune
Qui a éclairé mon navire
Celui qui va sur la mer sauvage
Ne sait ce qu’il va trouver

duel de tchatche…

Posté : 7 août, 2009 @ 7:01 dans - époque contemporaine, littérature et culture, musique et chansons | 7 commentaires »

 

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Les « repentistas » du Nordeste du Brésil exécutent un « duel » : deux musiciens/chanteurs improvisent sur les thèmes les plus variés, au son d’une musique très simple, jouée à la guitare ou comme ici, aux percussions.

 

Pendant que l’un d’eux joue, l’autre improvise des paroles. A la fin d’un « vers » d’environ 6 à 10 lignes, l’autre prend le relais et celui qui chantait se met à jouer. Leurs réparties sont spirituelles, et ils fixent en général un prix pour leur prestation, prix qui varie selon le nombre de spectateurs présents.

 

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Une source d’inspiration pour les Fabulous Troubadors…

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Kuduro, feu au quartier

Posté : 6 août, 2009 @ 10:29 dans - cinéma, - époque contemporaine, vidéos documentaires | Pas de commentaires »

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(1e partie)

 

 

 

Kuduro, fogo no museke (Jorge Antonio, 2007), est un documentaire sur la musique angolaise, particulièrement sur le Kuduro, expression artistique mais aussi un portrait social et culturel de la nouvelle génération, une forme de révolte ou d’affirmation.

 

Voici ce que dit Paulo Flores à la fin de l’extrait :

 

Le genre musical n’est pas le plus important, ce qui compte est la création de chaque artiste.Le Kuduro représente une voix de la nouvelle Angola, une Angola qui veut être entendue, ou plutôt qui doit être entendue : celle des jeunes, de la banlieue, celle qui a un message à transmettre et à raconter. La seule façon de nous connaître nous-même est d’avoir cet espace pour entendre les autres…

 

 

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