Lusopholie

Lettres, poésie et musique lusophones

Cynismes

Classé dans : - XIXème siècle,littérature et culture,Poesie — 25 octobre, 2009 @ 8:11

 

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*

Il faut que je vous parle lugubrement
De mon amour immense et massacré
Avec la lumière et la foi d’un croyant.

Je vais vous exposer mon torse décharné,
Vous appeler ma croix et mon calvaire,
Et être moins qu’un Judas empaillé.

Je vais vous révéler mon intime sanctuaire,
Vous dévoiler la vie, le monde, le plaisir,
Comme un vieux philosophe légendaire.

Je vais montrer, si triste et ténébreux,
Les fonds abyssaux de ma vie,
Et la regarder d’un air si nerveux,

Qu’enfin, elle devra se sentir obligée,
Pleine de douleur, tremblante, hallucinée,
Et qu’elle pleurera des larmes, très touchée !

Et alors, moi, je devrai éclater de rire.

Cesário Verde, O livro de Cesário Verde, édition posthume, 1887

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2 commentaires »

  1. jadelame dit :

    C’est très beau
    Tu connais de bien belles poésies
    Bisous tout plein
    Jade

    Dernière publication sur jade : Lecture

  2. lusina dit :

    Bisous, Jade.

    Ces poésies sont très connues, mais à ma connaissance elles ne sont pas traduites en français, c’est tout ce qui leur manque…

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