les émigrants
Manuel Freire, Os emigrantes
Voici qu’ils partent, jeunes et vieux
Tenter leur chance en d’autres lieux
Sous d’autres vents, entre d’autres peuples
Voici qu’ils partent, jeunes et vieux.
Voici qu’ils partent, les yeux mouillés
Le coeur gros, le sac sur le dos
L’espoir en avant, les rêves dorés,
Voici qu’ils partent, les yeux mouillés.
Ils reviendront, riches ou non,
En racontant des histoires du lointain
Où la sueur s’est faite pain
Ils reviendront, riches ou non,
Ils reviendront un jour, ou non.
Manuel Freire


la vague
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c'est comme ces adieux lancés sur la route bitumée d'étoiles, vers laquelle on s'avance mélancoliquement humble avec dans les pensées cette paisible nonchalance qui illumine parfois nos visages, ' le cur du temps' vient caresser tes sens que c'en
est magistral, puis soudain il y a dans l'air atone des passages aphones que j'emprunte en apnée les doigts crispés sur le fil d'ariane tressé d'anémones, là dans les profondeurs abyssales des chants cétacés ma vague déferlante vient fracasser ton corps d'épousée.
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