Amertume
Mon coeur pleure.
Je sors de la ville et j’erre
Par les champs, par la plaine,
Les rizières et les forêts.
Un vent brusque et puissant
Secoue les arbres.
Les oiseaux chantent,
Les lions rugissent,
Les éléphants barrissent.
Je sens l’odeur nauséabonde
Des feuilles pourries
L’amertume est de plus en plus forte,
Je suis seul, seul et perdu
Dans la forêt africaine.
Les animaux sauvages n’entendent pas ma voix ;
Je parle avec le vent,
Les fleurs,
Les collines.
Une mélancolie fatale s’abat sur moi,
Seul le vent me caresse.
Je suis loin des hommes,
Loin de mes semblables.
De mes amis,
Très loin,
Loin du genre humain :
Seul,
Seul,
Seul.
António Baticã Ferreira (Guinée-Bissau), né en 1939, Poesia e ficção




la vague
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c'est comme ces adieux lancés sur la route bitumée d'étoiles, vers laquelle on s'avance mélancoliquement humble avec dans les pensées cette paisible nonchalance qui illumine parfois nos visages, ' le cur du temps' vient caresser tes sens que c'en
est magistral, puis soudain il y a dans l'air atone des passages aphones que j'emprunte en apnée les doigts crispés sur le fil d'ariane tressé d'anémones, là dans les profondeurs abyssales des chants cétacés ma vague déferlante vient fracasser ton corps d'épousée.
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