L’île de Príncipe

L’île te parle
de roses sauvages
aux pétales
d’abandon et de peur.
Au fond de l’ombre
buvant dans des coquilles
d’écume rouge
quel monde de gens
entre des rideaux
épais de douleur.
Oh, le soir clair
de cette fin d’hiver !
Seule aux heures bleues
au fond de la cabane,
et à présent l’île,
la ligne sauvage des roses
et la grande bave noire
et mortelle des serpents.
Maria Manuela Margarido (Ile de Príncipe 1925-Lisbonne 2007)
(Alto como o silêncio, 1957)

la vague
_________
c'est comme ces adieux lancés sur la route bitumée d'étoiles, vers laquelle on s'avance mélancoliquement humble avec dans les pensées cette paisible nonchalance qui illumine parfois nos visages, ' le cur du temps' vient caresser tes sens que c'en
est magistral, puis soudain il y a dans l'air atone des passages aphones que j'emprunte en apnée les doigts crispés sur le fil d'ariane tressé d'anémones, là dans les profondeurs abyssales des chants cétacés ma vague déferlante vient fracasser ton corps d'épousée.
_____














