Lusopholie

Lettres, poésie et musique lusophones

Roses

Classé dans : - XIXème siècle,littérature et culture — 8 octobre, 2010 @ 8:43

 

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« Certains pleurent de savoir que les roses ont des épines, et d’autres sourient de savoir que les épines ont des roses ! » (Machado de Assis)

Pour les roses, a écrit quelqu’un,
le jardinier est éternel.
Et quelle meilleure façon de blesser l’éternel
que de se rire de ses colères ?

Je passe, tu restes;
mais je n’ai fait que fleurir et parfumer,
servir les dames et les demoiselles, être lettre d’amour,
orner la boutonnière des hommes, ou exhaler mon arôme
sur ma branche, et toutes les mains, tous les yeux m’ont sentie
et traitée avec admiration et affection.

Pas toi, ô éternel ;
tu t’énerves, tu souffres, tu pleures, tu t’affliges !
ton éternité ne vaut pas un seul de mes instants.

Machado de Assis (Rio de Janeiro), 1839-1908

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