Un hérault noir
Image cover © Emily Richardson 2008
(Still from the film Cobra Mist)
Design: Sandrine Duvillier.
Pour les habitués de ce blog qui apprécient les textes de l’auteur angolais José Mena Abrantes, je signale la parution de la revue bilingue The Black Herald, de Blandine Longre et Paul Stubb, où ils pourront retrouver deux des textes de cet écrivain dans leur version originale et leur traduction française.
Comme on peut le voir, le bilan de ces transmutations régulières était franchement positif et leur conférait même le statut littéraire (qu’ils ignoraient bien évidemment) d’êtres d’une insoutenable légèreté. Pour eux, pourtant, rien n’avait plus de valeur dans cette périodique abstraction d’eux-mêmes que la garantie illimitée de pouvoir rendre plus dense le bleu du ciel, d’influencer l’effilochage des nuages ou de réguler la circulation des brises qui leur rendaient le secret orgueil de jouer enfin un rôle irremplaçable dans la construction de la beauté et de l’éclat de ce monde si merveilleux qui est le nôtre.
(Extrait de « Brises »)


la vague
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c'est comme ces adieux lancés sur la route bitumée d'étoiles, vers laquelle on s'avance mélancoliquement humble avec dans les pensées cette paisible nonchalance qui illumine parfois nos visages, ' le cur du temps' vient caresser tes sens que c'en
est magistral, puis soudain il y a dans l'air atone des passages aphones que j'emprunte en apnée les doigts crispés sur le fil d'ariane tressé d'anémones, là dans les profondeurs abyssales des chants cétacés ma vague déferlante vient fracasser ton corps d'épousée.
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