Retour au pays
La gare de Vilar Formosa (www.wrighton.com)
Le voyageur dans le train se souvenait du temps où il était parti, et ce départ avait certes été provoqué par la nécessité mais aussi par la volonté, sans qu’il sache bien distinguer la limite entre les deux. A présent il rentrait, et en observant les maisons qui passaient il sentit la chaleur proche des retrouvailles si longtemps ajournées. Ces maisons qui passaient à l’extérieur de la fenêtre, qui couraient, rapides, en sens inverse, n’étaient pas les siennes, c’est vrai ; mais pas très loin, juste une gare plus loin, il commencerait à voir arriver vers lui d’autres maisons. Et il les reconnaîtrait comme étant celles de sa terre, et il dirait alors quelque chose comme : « Ces maisons sont celles dont je me souviens, ce sont celles que j’ai quittées et où je reviens à présent. »


la vague
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c'est comme ces adieux lancés sur la route bitumée d'étoiles, vers laquelle on s'avance mélancoliquement humble avec dans les pensées cette paisible nonchalance qui illumine parfois nos visages, ' le cur du temps' vient caresser tes sens que c'en
est magistral, puis soudain il y a dans l'air atone des passages aphones que j'emprunte en apnée les doigts crispés sur le fil d'ariane tressé d'anémones, là dans les profondeurs abyssales des chants cétacés ma vague déferlante vient fracasser ton corps d'épousée.
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