dépit
Chaque fois que mon ami vient ici,
il me dit, mes amies, qu’il perd la tête,
et qu’il se meurt d’amour pour moi,
mais je crois bien que ce n’est pas vrai
car mourir, je ne le vois jamais
ni jamais devenir fou.
Il pleure beaucoup et il jure
qu’il est fou et qu’il veut des fils
qu’il meurt pour moi, mais, s’il veut périr,
je sais bien qu’il n’est pas pressé,
car mourir, je ne le vois jamais
ni jamais devenir fou.
Alors, voyons ce qu’il nous dira,
car si je le vois vivant et sain d’esprit,
moi je dirai : tu n’es pas mort d’amour ?
mais il se moque bien de moi déjà,
car mourir, je ne le vois jamais,
ni jamais devenir fou.
Il ne pourra plus me faire croire
qu’il meurt d’amour, s’il ne meurt pas.
« TEST ADMIN »
Johan Garcia de Guilhade
(B 754, V 357)
Troubadour portugais probablement né à Barcelos, milieu du XIIIe.
Je ne le connaissais pas et il est vraiment très beau … et, je vois que déjà à l’époque les contradictions féminines étaient déjà de mise …
Les contradictions masculines, voulez-vous dire !
Je trouve la dernière phrase d’une si grande simplicité, qu’il n’aurait pas pu l’écrire mieux!
Merci de ton com, c’est gentil.
A bientôt..
C’est drôle, Janus, je ne m’étais pas rendu compte que ce texte « répondait » au tien, en quelque sorte… Curieux, non ?
Beau texte !
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Petit coucou pour te souhaiter
UN JOYEUX REVEILLON
et un
Très bon Noël Lusina !
Amicalement
Carlanica
Joyeux Noël et bonne année à toi, Carlanica !