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	<title>Lusopholie</title>
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	<description>Lettres, poésie et musique lusophones</description>
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		<title>dépit</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 07:17:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- moyen âge/ XVIème siècle]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque fois que mon ami vient ici, il me dit, mes amies, qu&#8217;il perd la tête, et qu&#8217;il se meurt d&#8217;amour pour moi, mais je crois bien que ce n&#8217;est pas vrai car mourir, je ne le vois jamais ni jamais devenir fou. &#160; Il pleure beaucoup et il jure qu&#8217;il est fou et qu&#8217;il [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;"><img src="http://i40.servimg.com/u/f40/11/20/07/68/trob_s10.jpg" alt="dépit dans - moyen âge/ XVIème siècle trob_s10" width="203" height="383" align="left" hspace="15" />Chaque fois que mon ami vient ici,<br />
il me dit, mes amies, qu&rsquo;il perd la tête,<br />
et qu&rsquo;il se meurt d&rsquo;amour pour moi,<br />
mais je crois bien que ce n&rsquo;est pas vrai<br />
car mourir, je ne le vois jamais<br />
ni jamais devenir fou.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Il pleure beaucoup et il jure<br />
qu&rsquo;il est fou et qu&rsquo;il veut des fils<br />
qu&rsquo;il meurt pour moi, mais, s&rsquo;il veut périr,<br />
je sais bien qu&rsquo;il n&rsquo;est pas pressé,<br />
car mourir, je ne le vois jamais<br />
ni jamais devenir fou.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Alors, voyons ce qu&rsquo;il nous dira,<br />
car si je le vois vivant et sain d&rsquo;esprit,<br />
moi je dirai : tu n&rsquo;es pas mort d&rsquo;amour ?<br />
mais il se moque bien de moi déjà,<br />
car mourir, je ne le vois jamais,<br />
ni jamais devenir fou.</span></p>
<p><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: medium;">Il ne pourra plus me faire croire<br />
qu&rsquo;il meurt d&rsquo;amour, s&rsquo;il ne meurt pas.</span></p>
<p>&laquo;&nbsp;TEST ADMIN&nbsp;&raquo;</p>
<p align="center"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;">Johan Garcia de Guilhade</span></p>
<p align="center"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;">(B 754, V 357)</span></p>
<p align="center"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;">Troubadour portugais probablement né à Barcelos, milieu du XIIIe.</span></p>
<p align="right"><span><a href="http://lusina.unblog.fr"><span style="font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;">Revenir à la page d&rsquo;accueil</span></a></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le commencement du monde</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 06:08:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[   (Source : Wikipédia) Le Zambèze est cette grande route qui coule vers la mer. Et il coule avec une telle force, dans sa course, qu&#8217;il a emporté tous ces gens comme une gigantesque carotide qui aurait expulsé tout le sang du pays, en jets bouillonnants et successifs. Ainsi, il a répandu de par le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0   21                         MicrosoftInternetExplorer4   -->  <!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;;}  --></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2009/02/zambzedtail.jpg" class="imagelink" title="zambzedtail.jpg" rel="lightbox[1778]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2009/02/zambzedtail.jpg" alt="zambzedtail.jpg" width="500" /></a></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="3"> (Source : Wikipédia) </font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><i>Le Zambèze est cette grande route qui coule vers la mer. Et il coule avec une telle force, dans sa course, qu&rsquo;il a emporté tous ces gens comme une gigantesque carotide qui aurait expulsé tout le sang du pays, en jets bouillonnants et successifs. Ainsi, il a répandu de par le monde les histoires de la noblesse de ce pays, il l&rsquo;a fait connaître aux quatre coins du monde à travers l&rsquo;imagination fantastique de ceux qui le </i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><i>Ainsi, les hommes blancs étaient venus en nombre croissant à travers l&rsquo;océan, remontant le flux descendant et dominateur, et avaient grimpé jusqu&rsquo;ici pour atteindre ce qu&rsquo;ils avaient appelé par erreur le bout du monde, alors que ce n&rsquo;en était, somme toute, que le commencement : le point à partir duquel les messagers forcés avaient été envoyés aux quatre coins de la terre pour couper la canne (pas moyen de le nier) mais, surtout, pour chanter leur pays comme l&rsquo;origine de toutes choses, et le chanter plus merveilleux qu&rsquo;il n&rsquo;était en réalité, parce qu&rsquo;il est bien connu que l&rsquo;absence et la distance rehaussent, ou inventent, les qualités et atténuent, ou effacent, les défauts. </i></font></p>
<p align="justify"><i><font face="book antiqua,palatino" size="4">En remontant le fleuve les hommes blancs avaient continué, comme on l&rsquo;a vu, à envoyer les chargements humains vers l&rsquo;embouchure, et de là vers l&rsquo;autre côté de la mer. Ils les récoltaient exactement comme Suzé Mantia, un siècle </font><font face="book antiqua,palatino" size="4">plus tard, en viendrait à récolter des éléphants et des rhinocéros, affrontant avec prudence leur colère, les surprenant par l&rsquo;étendue de leur supériorité, toujours vainqueurs. Et les plaines étaient si remplies de gens, qui normalement se rassemblent près des fleuves pour boire de leur eau, qu&rsquo;ils les cueillaient à pleines poignées, des deux côtés, sur les deux berges si proches et si lointaines, si unies et si différentes.</font></i></p>
<p align="right"><!--[if gte mso 9]>     Normal   0   21                         MicrosoftInternetExplorer4   -->  <!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;;}  -->João Paulo Borges Coelho, As duas sombras do rio, Caminho, 2003</p>
<p><i><br />
</i></p>
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		<title>fleur de la mer</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/09/16/fleur-de-la-mer-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 06:06:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- XIXème siècle]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lusina.unblog.fr/2009/08/18/fleur-de-la-mer-2/</guid>
		<description><![CDATA[Toi, tu viens de la mer, du secret, De l&#8217;étrange mer écumeuse et froide Qui met un filet de rêve au navire Et le fait balancer dans la vague, inquiet. Tu as de la mer l&#8217;éblouissant affect Les dormances nerveuses, et le sombre Visage terrifiant et trouble, sauvage, Des ondes en ton sinistre et orageux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/02/remous.jpg" title="remous.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[1076]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/02/remous.jpg" alt="remous.jpg" width="400" /></a> </font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Toi, tu viens de la mer, du secret,<br />
De l&rsquo;étrange mer écumeuse et froide<br />
Qui met un filet de rêve au navire<br />
Et le fait balancer dans la vague, inquiet.<br />
</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Tu as de la mer l&rsquo;éblouissant affect<br />
Les dormances nerveuses, et le sombre<br />
Visage terrifiant et trouble, sauvage,<br />
Des ondes en ton sinistre et orageux aspect.</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">En un fond idéal de pourpres et de roses<br />
Tu surgis des eaux mucilagineuses<br />
Comme la lune dans la brume des espaces&#8230;<br />
</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Tu portes en ta chair l&rsquo;efflorescence des vignes,<br />
Des aurores, de vierges musiques marines,<br />
D&rsquo;âcres arômes d&rsquo;algues et de sargasses&#8230;</font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Cruz e Sousa, (Santa Catarina, Brésil) <i>Broqueís</i>, 1893</font></p>
<p><!-- 	 		 	--></p>
<p align="center"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/02/cruz.jpg" alt="cruz.jpg" width="120" /></p>
<p><a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="compteur stats" border="0" /></a></p>
<p align="right"><font></font><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sagesse</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/06/08/sagesse/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 07:38:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- moyen âge/ XVIème siècle]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[  * Mais Alataba éprouvait une très grande honte, parce que ce qui lui arrivait était mal et laid, et aussi parce qu&#8217;elle le lui avait caché, alors qu&#8217;elle était sa grande amie. Aussi, très peinée, elle lui conta tout de ce qui se passait avec le roi, sans rien lui cacher. Et, après lui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/03/cronicageral.jpg" alt="cronicageral.jpg" /></font></p>
<p align="center"><font face="Book Antiqua" size="4">*</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Mais Alataba éprouvait une très grande honte, parce que ce qui lui arrivait était mal et laid, et aussi parce qu&rsquo;elle le lui avait caché, alors qu&rsquo;elle était sa grande amie. Aussi, très peinée, elle lui conta tout de ce qui se passait avec le roi, sans rien lui cacher. Et, après lui avoir tout dit, elle la pria de lui conseiller un moyen de sortir de cette grande affliction.<br />
Car en vérité, amie, lui dit Alataba, mon malheur est si grand que je m&rsquo;étonne de ne pas être déjà morte depuis longtemps.<br />
Et, lorsque Alquifa entendit tout ce que contait Alataba de son épreuve et de son chagrin, elle eut tant de peine en son cœur qu&rsquo;il lui semblait qu&rsquo;il voulait se briser. Et elle lui dit alors :<br />
Certainement, mon amie, je te dis que, si telle chose m&rsquo;arrivait, pour tout l&rsquo;or du monde rien ne m&rsquo;empêcherait de le dire à un homme en qui j&rsquo;aie confiance, et dont je saurais qu&rsquo;il compatirait à mon malheur.<br />
Et Alataba répondit à ces paroles en disant :<br />
Si ceux qui avaient connaissance de ce fait le jugeaient exactement comme il s&rsquo;est passé, je n&rsquo;aurais pas à craindre de le faire savoir à mon père. Mais je sais bien que mon père est homme de bon sens ; et je vois bien que tous les hommes sages tiennent la plupart des femmes pour mauvaises. C&rsquo;est pourquoi je n&rsquo;ose le faire dire à mon père, car j&rsquo;ai peur qu&rsquo;il ne me croie pas et qu&rsquo;il ne pense que je l&rsquo;ai fait de mon plein gré, et qu&rsquo;il ne m&rsquo;abandonne à mon sort.<br />
Et Alquifa lui dit :<br />
Mon amie, ce que tu dis ne vaut pas. Et je vais te dire pourquoi. Il est certain que, si tu nies et que tu veux continuer de cette manière, il n&rsquo;est pas possible que tu ne tombes pas enceinte; et quand tu seras enceinte, tu ne pourras plus cacher ce qui se passe. Or, tu sais bien que la reine te fait autant d&rsquo;honneur que si tu étais sa fille ; aussitôt qu&rsquo;elle le saurait, tu peux être sûre qu&rsquo;elle te considèrerait comme une mauvaise fille ; et, si cela se produisait, la mort te serait mille fois plus douce que la vie. Je veux que tu apprennes de moi, selon ce que je vois, que même si tu te tais, la vérité sera connue pour ton grand dommage et ta grande honte. Alors que, si tu le dis de façon sensée à qui tu juges qu&rsquo;il est bon de le dire, tu ne pourras jamais être considérée comme coupable. Moi, en cette affaire, je ne vois pas de solution plus sage ni de meilleur conseil que de le faire savoir à ton père, au plus vite, avant que personne d&rsquo;autre ne le sache. </font>
</p>
<p align="center"><i><font face="book antiqua,palatino" size="3">Crónica Geral de Espanha de 1344</font></i></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil  </a><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="compteur MySpace" border="0" /></a></p>
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		</item>
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		<title>Sucre et affection</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/05/30/sucre-et-affection/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2011 10:34:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   Chico Buarque et Nara Leão, Com açucar, com afeto]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/05/30/sucre-et-affection/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Chico Buarque et     Nara Leão, Com açucar, com afeto</font></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Avertissement</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/05/19/avertissement-2/</link>
		<comments>http://lusina.unblog.fr/2011/05/19/avertissement-2/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 May 2011 06:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lusina.unblog.fr/2011/05/19/avertissement-2/</guid>
		<description><![CDATA[Casa de Portugal (Beira, Mozambique) Il n&#8217;est pas vrai que Dionísio Sigaúke, l&#8217;administrateur du district de Zumbo, soit un individu autoritaire. Au contraire, il existe même une histoire que tout le monde connaît sans jamais y faire allusion, un épisode qui lui a enseigné les limites de son pouvoir, qui s&#8217;est déroulé il y a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="../files/2011/05/casamoambique.jpg" alt="casamoambique.jpg" /></p>
<p align="center"><a href="http://zambezianachuabo.blogspot.com/2009_04_01_archive.html">Casa de Portugal (Beira, Mozambique)</a></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Il n&rsquo;est pas vrai que Dionísio Sigaúke, l&rsquo;administrateur du district  de Zumbo, soit un individu autoritaire. Au contraire, il existe même une  histoire que tout le monde connaît sans jamais y faire allusion, un  épisode qui lui a enseigné les limites de son pouvoir, qui s&rsquo;est déroulé  il y a quelque temps, quand il est arrivé, tout frais émoulu de l&rsquo;école  de Catembe et récemment diplômé. C&rsquo;était son premier poste. Il en avait  pris possession en présence du Gouverneur, qui l&rsquo;avait présenté à cette  population soumise lors d&rsquo;une joyeuse cérémonie.<br />
Le problème était survenu dans la nuit de ce premier jour, et à partir de là Sigaúke n&rsquo;avait jamais plus été le même.<br />
[...]<br />
Lorsqu&rsquo;il avait été enfin prêt, Sigaúke était entré après avoir fait  signe au garde qui veillait dehors pour sa sécurité. Après avoir pris  son bain, il avait fait un dernier tour au rez-de-chaussée, éteint les  lampes d&rsquo;un souffle et s&rsquo;était mis au lit. Dans son premier sommeil, un  léger frisson l&rsquo;avait réveillé. La fenêtre entrouverte laissait pénétrer  l&rsquo;éclat métallique de la lune, et la brise provoquait une douce  ondulation dans les rideaux.<br />
[...]<br />
Il s&rsquo;apprêtait à se rendormir quand un  geste du bras, pour arranger l&rsquo;oreiller, lui avait fait frôler un  volume à côté de lui, dans le lit. Après un sursaut, il avait laissé sa  main glisser sur les contours, de haut en bas, et peu à peu, il avait  identifié mentalement une peau douce et chaude, deux petits seins  érigés, enfin une femme, qui d&rsquo;après son impression, devait être assez  jeune, presque une fillette.<br />
A présent, il se sentait très troublé  ; la surprise, la perplexité, la curiosité et, croissant rapidement, le  désir, luttaient en lui âprement, son sommeil déjà clairement envolé.  C&rsquo;est à ce moment-là, alors qu&rsquo;il était encore tout à fait indécis quant  à l&rsquo;attitude à adopter, que la porte s&rsquo;était ouverte brusquement. Gêné,  il avait frotté une allumette pour allumer la petite lampe de la table  de nuit, éclairant un décor pour lui incompréhensible. A côté de lui, on  voyait maintenant avec netteté, recroquevillée dans le lit, une gamine  effrayée et tremblante, telle une colombe qui ne peut plus voler. En  face, sur le seuil de la chambre, trois vieillards aux cheveux très  blancs, aux rides profondes, aux yeux jaunes et perçants. Avec un air de  totale réprobation.</font></p>
<p><span id="more-2038"></span></p>
<p>P<font face="book antiqua,palatino" size="4">endant un moment, tous les cinq étaient  restés à se dévisager dans la chambre, l&rsquo;administrateur étant sans nul  doute le plus vulnérable. L&rsquo;unique élément animé était la petite flamme  de la lampe. Puis, sur un geste sec de l&rsquo;un des vieillards, la gamine  avait sauté du lit, attrapé ses vêtements, et disparu comme une flèche.  Après avoir fait durer encore un moment leur regard réprobateur, les  trois anciens avaient fini par tourner le dos au pauvre Sigaúke pour  sortir par la porte de devant, s&rsquo;enfonçant lentement dans l&rsquo;obscurité.<br />
L&rsquo;administrateur  s&rsquo;était retrouvé seul, cherchant une clé à cette énigme. Pourquoi ces  hommes, sans nul doute des gens importants, lui avaient-ils préparé ce  qui apparaissait nettement comme un piège ?<br />
Le lendemain, les yeux  gonflés et des élancements dans le crâne, il s&rsquo;était dirigé tôt vers le  bâtiment de l&rsquo;Administration. Les regards furtifs qu&rsquo;il remarquait  partout où il passait lui avaient indiqué sans équivoque que tout le  monde était au courant de son aventure. Et c&rsquo;est ainsi, à partir d&rsquo;une  rencontre nocturne insolite au cours de laquelle pas une seule parole  n&rsquo;avait été échangée, qu&rsquo;il avait compris les limites de son pouvoir  face à une communauté qu&rsquo;il ne connaissait pas encore, mais qu&rsquo;il avait  déjà appris à respecter.</font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><i>As duas sombras do rio</i>, J.P. Borges Coelho, 2003 (Mozambique)    </font></p>
<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   --><!--[if !mso]>  st1\:*{behavior:url(#ieooui) }  --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --><!--[if gte mso 9]>   --><!--[if gte mso 9]>       --></p>
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		<title>De la nature des anges</title>
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		<pubDate>Wed, 18 May 2011 11:51:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[  De natura angelorum  Qui t&#8217;a dit que les anges étaient blonds ? Ils ne l&#8217;ont jamais été et ne le seront jamais. Seuls les démons sont blonds. Les anges ont des cheveux comme les tiens Et nous regardent comme tu me regardes Et leur sourire est exactement comme le tien.  En vérité, les anges [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]>     Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                         MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]>                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]>   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:&nbsp;&raquo;Tableau Normal&nbsp;&raquo;; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:&nbsp;&raquo;"; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:&nbsp;&raquo;Calibri&nbsp;&raquo;,&nbsp;&raquo;sans-serif&nbsp;&raquo;; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:&nbsp;&raquo;Times New Roman&nbsp;&raquo;; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p align="center"><img src="../files/2011/05/anjo1.jpg" alt="anjo1.jpg" /><br />
<font face="book antiqua,palatino" size="4"><b><i></i></b></font>
</p>
<p align="center"> </p>
<p align="left"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><b><i>De natura angelorum</i></b></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">  </font><font face="book antiqua,palatino" size="4"> Qui t&rsquo;a dit que les anges étaient blonds ?<br />
Ils ne l&rsquo;ont jamais été et ne le seront jamais.<br />
Seuls les démons sont blonds.</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">  </font><font face="book antiqua,palatino" size="4">Les anges ont des cheveux comme les tiens<br />
Et nous regardent comme tu me regardes<br />
Et leur sourire est exactement comme le tien.</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">  </font><font face="book antiqua,palatino" size="4"> En vérité, les anges passent leur temps à essayer de t&rsquo;imiter<br />
Je les soupçonne même de parler avec ta voix<br />
(mais dans la langue des anges, que seuls toi et moi comprenons)</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"> </font></p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Vinícius de Carvalho</font>
</p>
<p align="center"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>J&#8217;en veux plus</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/05/16/jen-veux-plus/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2011 16:45:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   New Max, Quero mais]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/05/16/jen-veux-plus/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">New Max, Quero mais </font></p>
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		<title>autre malchance</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/05/14/autre-malchance/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 May 2011 07:22:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[quelque temps plus tard ma mère, dans le silence où mon père l&#8217;a toujours laissée, a reçu une enveloppe de papier très fin, by air, par avion, ma chère amie, si je te disais que ce pays semble maudit, tant il y a de maladies, tu ne me croirais pas, si je te disais que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2006/12/airmail.jpg" alt="airmail.jpg" /></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">quelque temps plus tard ma mère, dans le silence où mon père l&rsquo;a toujours laissée, a reçu une enveloppe de papier très fin, by air, par avion,</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ma chère amie, si je te disais que ce pays semble maudit, tant il y a de maladies, tu ne me croirais pas, si je te disais que tous les jours j&rsquo;ai envie de m&rsquo;en aller</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ma chère amie, ton obligation principale, comme la mienne et celle de toutes les femmes mariées, est d&rsquo;accompagner ton mari où qu&rsquo;il aille et tu dois le faire sans te plaindre parce que les difficultés qu&rsquo;il affronte hors de la maison sont déjà suffisantes</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Alice écrivait des lettres mais ma mère et les autres partenaires n&rsquo;entendaient rien, on ne peut pas entendre un cri qui vient de l&rsquo;autre côté du monde, </font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ma chère amie, je ne sais pas ce que je fais ici</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ma chère amie, hier encore j&rsquo;ai croisé tes enfants, comme ils sont devenus beaux garçons</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ma chère amie,</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">personne n&rsquo;a entendu Alice crier de l&rsquo;autre côté du monde,</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ma chère amie, mon mari a fait venir les garçons pour noël et une fois de plus nous restons ici, je rêve tant de la métropole qu&rsquo;il me semble avoir deux vies, le jour ce pays maudit et la nuit notre métropole chérie</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">et pendant ce temps les lettres allaient et venaient, by air, par avion, </font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ma chère amie, je ne vais pas pouvoir vivre un jour de plus dans ce pays si rouge qu&rsquo;il ne peut être né que de l&rsquo;enfer</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">avec le temps les lettres d&rsquo;Alice avaient cessé d&rsquo;être une nouveauté, ma mère et ses partenaires de canasta ne parlaient presque plus d&rsquo;Alice, de temps en temps quelques phrases, elle est toujours en train de se plaindre, je n&rsquo;ai jamais connu personne qui se plaigne autant, c&rsquo;est sûr que ces gens doivent être différents de nous, pas seulement les nègres, les blancs eux-mêmes qui vivent là-bas sont aussi différents de nous, mais de la à se plaindre autant, </font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Dulce Maria Cardoso, <i>Les anges, Violeta (Os meus sentimentos)</i>, Esprit des Péninsules, 2006</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="mesure trafic web" border="0" /></a></p>
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		<title>sourire obligatoire</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/05/11/sourire-obligatoire/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 May 2011 06:41:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[à l&#8217;hypermarché Dora ne tourne jamais le dos, un endroit où elle peut à peine bouger, si un client attention, ne m&#8217;abîmez pas mes oignons de mauvaise humeur s&#8217;énerve, Dora sourit et fait plus attention en attrapant le sac d&#8217;oignons origine du pays 2Kg, la station météorologique digitale viseur LCD mémoires pour valeurs maxima et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/02/oignons.jpg" title="oignons.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[984]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/02/oignons.jpg" alt="oignons.jpg" width="400" /></a></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">à l&rsquo;hypermarché Dora ne tourne jamais le dos, un endroit où elle peut à peine bouger, si un client</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">attention, ne m&rsquo;abîmez pas mes oignons</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">de mauvaise humeur s&rsquo;énerve, Dora sourit et fait plus attention en attrapant le sac d&rsquo;oignons origine du pays 2Kg, la station météorologique digitale viseur LCD mémoires pour valeurs maxima et minima réveil date et alarme, la serre-tunnel de jardin 14 tuteurs 7 attaches 2 piquets et 2 cordeaux, le paquet de riz caroline extra-long soigneusement sélectionné, les chariots à roulettes multifonctions en matière résistante montage facile, ma Dora fascinée par la quantité de choses dont les gens sont persuadés d&rsquo;avoir besoin, par la quantité de gens qui sont propriétaires de choses inutiles, Dora reste toute la journée à la caisse du supermarché</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">écoutez je n&rsquo;ai pas pris ma journée pour que vous vous trompiez, vous avez passé deux fois les rouleaux de papier hygiénique</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">à sourire, personne ne se plaint jamais d&rsquo;elle, Dora sait qu&rsquo;elle fait partie de l&rsquo;image de l&rsquo;hypermarché, c&rsquo;est la dernière chose que les clients voient du supermarché comme le leur a expliqué le gestionnaire des ressources humaines, d&rsquo;où l&rsquo;importance du sourire, Dora est une bonne employée, la meilleure, même pendant la pause, toilettes, salle de repos, machine à café et à sandwichs sous cellophane, une pause disponible en version 5 ou 10 minutes, c&rsquo;est une bonne employée, la meilleure, </font></p>
<p align="center"><font face="Book Antiqua" size="3">Dulce Maria Cardoso,<i> Les anges, Violeta (Os meus sentimentos</i>), Esprit des Péninsules, 2006</font></p>
<p align="right"><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="compteur stats" border="0" /></a></p>
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		<title>sonate sans clair de lune</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/05/09/sonate-sans-clair-de-lune/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 14:17:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo. Dans la nuit J&#8217;entends un piano qui joue une sonate Évoquant l&#8217;amour qu&#8217;autrefois j&#8217;ai perdu Elle me déchire le cœur, cette chanson, Et cette douleur qui me tue Augmente le regret que j&#8217;ai de toi Cette sonate dolente apporte le souvenir si triste D&#8217;une vision qui s&#8217;éloigne Et me [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/05/09/sonate-sans-clair-de-lune/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Dans  la nuit<br />
J&rsquo;entends un piano qui joue une sonate<br />
Évoquant l&rsquo;amour  qu&rsquo;autrefois j&rsquo;ai perdu<br />
Elle me déchire le cœur, cette chanson,<br />
Et  cette douleur qui me tue<br />
Augmente le regret que j&rsquo;ai de toi<br />
Cette  sonate dolente apporte le souvenir si  triste<br />
D&rsquo;une vision qui s&rsquo;éloigne<br />
Et me fait signe<br />
Tu étais si heureuse  que tu n&rsquo;as pas vu<br />
Que ton adieu me faisait mal<br />
Dans la solitude de la  sonate<br />
C&rsquo;est mon âme qui pleure<br />
Le désespoir de cette nuit<br />
Sans clair de lune.</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"> </font><font face="book antiqua,palatino" size="4">Vinicius de Carvalho (Brésil)</font></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Kalemba</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/05/06/2031/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 May 2011 14:02:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   Buraka Som Sistema ( groupe portugais originaire de Amadora, dans la banlieue nord de Lisbonne)]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/05/06/2031/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><a href="http://www.myspace.com/burakasomsistema">Buraka Som Sistema</a> (</font> <font face="book antiqua,palatino" size="4">groupe portugais originaire de Amadora, dans la banlieue nord de Lisbonn</font>e)</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>le diable dans la main</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/05/03/le-diable-dans-la-main-2/</link>
		<comments>http://lusina.unblog.fr/2011/05/03/le-diable-dans-la-main-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 May 2011 13:39:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   On m&#8217;a traité un jour de gitan, de maltais, Gamin, tu n&#8217;es pas bon J&#8217;ai creusé une tombe Dans la terre profonde J&#8217;ai fait d&#8217;elle Ma sépulture. Je suis entré dans une grotte J&#8217;ai tué un triton Mais j&#8217;avais Le diable dans la main Il y avait un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/05/03/le-diable-dans-la-main-2/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">On m&rsquo;a traité un jour<br />
de gitan, de maltais,<br />
Gamin, tu n&rsquo;es pas bon<br />
J&rsquo;ai creusé une tombe<br />
Dans la terre profonde<br />
J&rsquo;ai fait d&rsquo;elle<br />
Ma sépulture.<br />
Je suis entré dans une grotte<br />
J&rsquo;ai tué un triton<br />
Mais j&rsquo;avais<br />
Le diable dans la main<br />
Il y avait un train<br />
Prêt à partir<br />
Et j&rsquo;ai vu<br />
Le diable qui tentait<br />
De lui demander l&rsquo;aumône<br />
Je suis resté tout près<br />
Dans un lit<br />
de peine j&rsquo;ai dormi<br />
On m&rsquo;a mis aux fers<br />
On a lâché les chiens<br />
Mais j&rsquo;avais<br />
le diable dans la main<br />
</font></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Retour au pays</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2011 06:03:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[La gare de Vilar Formosa (www.wrighton.com) Le voyageur dans le train se souvenait du temps où il était parti, et ce départ avait certes été provoqué par la nécessité mais aussi par la volonté, sans qu&#8217;il sache bien distinguer la limite entre les deux. A présent il rentrait, et en observant les maisons qui passaient [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/01/estaao.jpg" title="estaao.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[639]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/01/estaao.jpg" alt="estaao.jpg" width="400" /></a></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="2">La gare de Vilar Formosa </font><font face="book antiqua,palatino" size="2">(<a href="http://www.wrighton.com/">www.wrighton.com</a>)</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Le voyageur dans le train se souvenait du temps où il était parti, et ce départ avait certes été provoqué par la nécessité mais aussi par la volonté, sans qu&rsquo;il sache bien distinguer la limite entre les deux. A présent il rentrait, et en observant les maisons qui passaient il sentit la chaleur proche des retrouvailles si longtemps ajournées. Ces maisons qui passaient à l&rsquo;extérieur de la fenêtre, qui couraient, rapides, en sens inverse, n&rsquo;étaient pas les siennes, c&rsquo;est vrai ; mais pas très loin, juste une gare plus loin, il commencerait à voir arriver vers lui d&rsquo;autres maisons. Et il les reconnaîtrait comme étant celles de sa terre, et il dirait alors quelque chose comme : « Ces maisons sont celles dont je me souviens, ce sont celles que j&rsquo;ai quittées et où je reviens à présent. »</font></p>
<p><span id="more-639"></span><font face="book antiqua,palatino" size="4"> Et en le disant, il saurait qu&rsquo;il était chez lui parce que tout était enfin semblable à ce dont il se souvenait depuis tellement, tellement d&rsquo;années. Un lointain passé finalement proche, si bien que chaque mètre parcouru avait pour lui les odeurs et les bruits qu&rsquo;il croyait être d&rsquo;autrefois, même s&rsquo;ils ne l&rsquo;étaient pas. Le voyageur s&rsquo;enfonça davantage dans son siège et ressentit dans ce confort celui de la maison un dimanche matin. En se souvenant du village qu&rsquo;il avait quitté des années plus tôt et vers lequel il retournait à présent, il pensa que sans doute les choses ne seraient pas très différentes ; il pensa, surtout, que les choses ne pourraient pas être très différentes. Et donc il faudrait que ce soit autant l&rsquo;effet de sa volonté que de la nécessité, car on ne trahit pas aussi vainement son passé. Son ancien village était le port d&rsquo;attache de sa mémoire, et si ce port n&rsquo;était plus le même que celui qu&rsquo;il s&rsquo;était rappelé pendant tant d&rsquo;années, à qui servait-il qu&rsquo;il revienne ? Bien sûr, il comprenait que, ça et là, il y aurait d&rsquo;autres maisons. Oui, bien sûr ; et ça et là un chemin, une place, quelques rues même, seraient différents. Oui, sans aucun doute, car les années passent autant sur la terre que sur nous. Et le temps passe sur les cicatrices de la terre comme sur notre peau, et dans les échos de la terre &#8211; les bruits de la fin de journée, celui du changement des saisons, celui de l&rsquo;eau qui coule &#8211; comme dans notre voix. Mais l&rsquo;âme reste dans la terre comme elle reste en nous, car la terre s&rsquo;obstine tant à être la nôtre, comme notre âme, que nous ne croyons jamais qu&rsquo;elle puisse changer. </font><font face="book antiqua,palatino" size="4">C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;essentiel est de garder toujours des amarres en nous-mêmes. En pensant cela, il s&rsquo;imagina en train d&rsquo;arriver et de sortir de la gare, de regarder autour de lui et de reconnaître que tout était pareil, que ce soit dans ce qui était resté immuable, ou dans le peu qui avait pu changer. Et, au bout de la rue que pendant les années où il était loin il n&rsquo;avait jamais oubliée, il y aurait sa maison de toujours, et même la poussière sur les vitres, les anciennes pénombres et l&rsquo;odeur de moisi lui seraient familières et lui appartiendraient. </font></p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Sérgio Luís de Carvalho, <i>Os rios da Babilónia</i>, Campo das Letras, 2003</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="analyse web stats" border="0" /></a></p>
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		<title>Hommage et actualité&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 01 May 2011 12:30:01 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo. Groupe Chiado, O que faz falta (José Afonso)]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/05/01/hommage-et-actualite/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center">
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Groupe Chiado, O que faz falta (José Afonso) </font></p>
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		<title>Désarroi</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Apr 2011 07:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Ni la vue sur le fleuve, ni le temps agréable, ni le silence, ne me tiraient de cette solitude animale – je cherchais les vestiges de mon espèce et tout ce que je trouvais m’était étranger ; c’était la preuve évidente que l’espèce en question était pure invention, confusion d’images et d’idées, angoisse canonisée. Mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font face="Comic Sans MS" size="2"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2006/11/cochonet.gif" alt="cochonet.gif" /> </font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Ni  la vue sur le fleuve, ni le temps agréable, ni le silence, ne me tiraient de cette solitude animale – je cherchais les vestiges de mon espèce et tout ce que je trouvais m’était étranger ; c’était la preuve évidente que l’espèce en question était pure invention, confusion d’images et d’idées, angoisse canonisée.<br />
Mais cinq ou six degrés plus à gauche mon regard se heurta à une plaque qui avait résisté à la plus prestigieuse des maladies – le temps. <i>Ligue des amis des hôpitaux</i>. Je fis un signe de croix et tirai la sonnette du rez-de-chaussée (c’était plus logique, parce que, normalement, les rez  sont plus résistants).<br />
- C’est ici que demeure la santé ?<br />
- Ici demeure et meurt une idée. Elle meurt tous les jours !<br />
- C’est pour cela qu’elle résiste au temps – je voulus renforcer la dialectique des choses temporelles.  Et ses amis ?<br />
- La mort n’a pas d’amis !<br />
A la vitesse à laquelle cela ouvrit, parla et tenta de fermer la porte, je n’arrivai pas à voir s’il s’agissait d’une femme, d’un homme, d’un enfant, d’un animal, ou de la mort en personne. Je parvins à  lui glisser un prospectus plié que deux Témoins de Jéhovah m’avaient offert de façon inopportune – finalement, c’était quelqu’un, parce qu’il se mit à lire avec un intérêt quelque peu inattendu une annonce banale, une charlatanerie sur l’avenir de la santé, en d’autres termes de la vie, comme si la vie n’avait qu’un avenir, sans fondements dans le passé ou dans le présent. Je frappai légèrement à la porte, pour ne pas lui gâcher le plaisir de sa lecture.<br />
- Je voulais seulement vous dire ceci : lorsque nous atteignons la forme parfaite où nous ne comprenons plus le monde ni notre existence, la solitude nous deviens étrange, étrangère. Si nous pouvions comprendre le monde, la vie deviendrait impossible. Pour ne pas parler de la santé !<br />
- Portez-vous bien ! répondit-il sans lever les yeux.<br />
- Je vais bien ;  vous, portez-vous bien.<br />
Il n’y avait pas de doute, le Sale Goret  jouissait à fond de l’idée, non, de l’espérance du Salut. </font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Dimiter Anguelov, <i>Partida incessante</i>, Nova Atica, 2001</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil </a></p>
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		<title>humour</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 10:40:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[  l&#8217;employé regarde de l&#8217;autre côté de la vitre, l&#8217;open space n&#8217;a pas de fenêtres qui s&#8217;ouvrent à cause du chauffage central ou de l&#8217;air conditionné, une raison quelconque, au début l&#8217;employé n&#8217;aimait pas les vitres qui tenaient lieu de fenêtres mais il s&#8217;était habitué, ils avaient peur qu&#8217;on se jette en bas l&#8217;employé a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2006/12/openspace.jpg" alt="openspace.jpg" /></p>
<p align="center"> </p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">l&rsquo;employé regarde de l&rsquo;autre côté de la vitre, l&rsquo;open space n&rsquo;a pas de fenêtres qui s&rsquo;ouvrent à cause du chauffage central ou de l&rsquo;air conditionné, une raison quelconque, au début l&rsquo;employé n&rsquo;aimait pas les vitres qui tenaient lieu de fenêtres mais il s&rsquo;était habitué, </font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ils avaient peur qu&rsquo;on se jette en bas</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">l&rsquo;employé a un genre d&rsquo;humour que ses collègues n&rsquo;ont jamais apprécié ce qui</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">si on avait un brin de lucidité c&rsquo;est bien ce qu&rsquo;on ferait</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">le rend encore plus solitaire, l&rsquo;employé regarde la pluie qui ne cesse pas, il y a longtemps qu&rsquo;il considère que ses pensées sont la seule chose qu&rsquo;il possède vraiment, comment je vais faire pour arriver à l&rsquo;heure à la crèche, déjà un jour normal je n&rsquo;y arrive pas, où est-ce que je vais me garer pour acheter le poulet, j&rsquo;aurais du dire à ma femme qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui ça n&rsquo;était pas un bon jour pour aller acheter un poulet, il aurait dû le dire s&rsquo;il n&rsquo;évitait pas de parler, il a appris à s&rsquo;économiser de la voix de sa femme, </font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">la moitié avec du piment et la moitié avec de la sauce au beurre pour les enfants, deux paquets de chips, s&rsquo;il y a encore du pain, de celui qui est cuit au feu de bois, prends-en deux j&rsquo;en congèlerai un, si on avait acheté un congélateur plus grand comme je voulais tu pourrais en apporter trois ou quatre, comme ça</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">la voix de sa femme est tellement énervante, avant leur mariage elle ne pouvait pas avoir cette voix, ça n&rsquo;est pas possible de se tromper autant, en plus de sa voix énervante sa femme a l&rsquo;habitude énervante de parler sans arrêt, </font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Dulce Maria Cardoso, <i>Les anges, Violeta</i>, Esprit des péninsules, 2006</font></p>
<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr//">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="stats friendster" border="0" /></a></p>
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		<title>Mouette</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/04/08/mouette/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Apr 2011 15:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   Lula Pena, Gavoita]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/04/08/mouette/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
</p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Lula Pena, Gavoita </font></p>
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		<title>Maïs vert</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/04/06/mais-vert/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 17:10:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   José Afonso, Milho verde]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/04/06/mais-vert/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">José Afonso, Milho verde </font></p>
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		<title>Individu indivisé</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/04/04/individu-indivise/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 07:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Álvaro Macieira (Angola) Sans titre Et je suis moi Me voilà Métis de noir et de blanc Sévère et doux Obstiné et oisif Modeste et orgueilleux Obsessif et serein Docile et prudent Agréable et égocentrique Peut-être la loi des contraires Qui commande en moi Ou peut-être simplement Une symbiose d&#8217;antithèses Qui fait de moi un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/12/alvaromacieirapinturaangolana4.jpg" class="imagelink" title="alvaromacieirapinturaangolana4.jpg" rel="lightbox[1531]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/12/alvaromacieirapinturaangolana4.jpg" alt="alvaromacieirapinturaangolana4.jpg" width="400" /></a></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="3">   <a href="http://www.artistas.angoladigital.net/alva_macieira/index.htm">Álvaro Macieira</a>  (Angola)<i> Sans titre</i></font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><b>Et  je suis moi</b></font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Me voilà<br />
Métis de noir et de blanc<br />
Sévère et doux<br />
Obstiné et oisif<br />
Modeste et orgueilleux<br />
Obsessif et serein<br />
Docile et prudent<br />
Agréable et égocentrique<br />
Peut-être la loi des contraires<br />
Qui commande en moi<br />
Ou peut-être simplement<br />
Une symbiose d&rsquo;antithèses<br />
Qui fait de moi un individu<br />
Eh oui&#8230; </font>
</p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Je suis moi.</font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Delmar Maia Gonçalves (Mozambique), 1996</font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="3">posté le 11-12-07 dans <a href="http://malambas.blogspot.com/">Malambas</a></font></p>
<p align="right"><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font></p>
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		<title>guitare</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/03/31/guitare/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 16:43:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/31/guitare/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<item>
		<title>Mon amour</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/03/27/mon-amour/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Mar 2011 19:21:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   Cristina Branco, O meu amor]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/27/mon-amour/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Cristina Branco, O meu amor </font></p>
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		<title>incompatibilité</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/03/26/incompatibilite/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Mar 2011 06:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Carl Ray, Evil Serpent - Ce jour-là, poursuivit Leónidas, ma vie a été gâchée. Le bon est devenu mauvais et le mauvais s&#8217;est étendu pour occuper tout l&#8217;espace de tous les jours. L&#8217;eau est entrée dans la terre et le feu est entré dans la terre aussi. Tous deux sont entrés en moi et tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2006/11/rayevilserpent.jpg" alt="rayevilserpent.jpg" /></p>
<p align="center">Carl Ray, <i>Evil Serpent</i></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">- Ce jour-là, poursuivit Leónidas, ma vie a été gâchée. Le bon est devenu mauvais et le mauvais s&rsquo;est étendu pour occuper tout l&rsquo;espace de tous les jours. L&rsquo;eau est entrée dans la terre et le feu est entré dans la terre aussi. Tous deux sont entrés en moi et tout s&rsquo;est mélangé. Je n&rsquo;ai jamais plus eu de calme pour attraper du poisson, pour ramener à manger à la maison. Même pas pour ramer. Ma pirogue est par là à s&rsquo;enterrer dans le <i>matope</i>, avec les herbes qui poussent autour, (les soleils que j&rsquo;avais dessinés sur ses flancs sont déjà ternis et tristes, aurait-il pu ajouter). Le filet sert encore car mon fils Jonas l&rsquo;utilise quand il embarque dans les almadies des autres. Les enfants se moquent de moi, ils me suivent en chantant quand je passe sur le chemin. La nourriture que je mange, même si j&rsquo;y mets beaucoup de sel, n&rsquo;est jamais salée. Et je ne peux même pas boire de l&rsquo;eau car ma gorge n&rsquo;arrive pas à avaler. J&rsquo;ai toujours mal à la tête, jour et nuit, on dirait qu&rsquo;elle va exploser.<br />
- Et pourquoi ce malheur? L&rsquo;administrateur Sigaúke lui donnait encore un petit moment avant de mettre un terme à la conversation et de retourner à sa paperasse.<br />
Leónidas Ntsato essuya la sueur de son front du dos de la main, passa sa langue sur ses lèvres sèches et continua :<br />
- Tout ça parce que j&rsquo;ai été visité par les esprits. Ils sont entrés dans mon corps et c&rsquo;est depuis ce jour que je n&rsquo;ai plus de paix. Ils crient sans cesse et je n&rsquo;arrive pas à comprendre ce qu&rsquo;ils veulent. C&rsquo;est pour ça que je n&rsquo;arrive pas à dormir. Ils m&rsquo;ont emmené chez le <i>nganga</i> Gomanhundo mais il n&rsquo;a pas réussi à arracher les diables. Ils sont bien profonds. Et j&rsquo;ai souffert, j&rsquo;ai souffert, mais aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai trouvé la solution et c&rsquo;est pour ça que je suis venu vous parler, camarade administrateur.<br />
- Tu as trouvé la solution ? Et quelle est cette solution?</font></p>
<p><span id="more-400"></span></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">- Je peux vous l&rsquo;expliquer. Personne ne veut m&rsquo;écouter et les esprits ne peuvent pas sortir, ils restent là-dedans à parler avec moi, ils cherchent une sortie.<br />
L&rsquo;administrateur avait entendu parler des <i>mvula</i>, ces médiums qui parlent avec la voix des esprits, un médium pour chaque esprit, et il avait idée qu&rsquo;ils étaient bien plus effrayants que ce pauvre fou de Leónidas Ntsato.<br />
- Je regrette, mais je ne peux pas t&rsquo;aider. Tu es <i>mvula</i> de quoi ? Du lion ?<br />
- Oui.<br />
- Tu ne serais pas <i>mvula </i>du serpent, aussi ?<br />
- Si.<br />
Sigaúke fit une pause pour réfléchir. A l&rsquo;école d&rsquo;administrateurs on lui avait appris qu&rsquo;il fallait en finir avec ces obscurantistes en faisant valoir le matérialisme et la loi. Toutefois, les circonstances l&rsquo;avaient obligé à la prudence dans cette voie, pour éviter de pires maux, c&rsquo;est pourquoi il avait opté pour un équilibre.<br />
Les choses existaient mais c&rsquo;était comme si elles n&rsquo;existaient pas car il ne donnait pas de renseignements officiels sur ce qui ne l&rsquo;intéressait pas. Et ce dont il n&rsquo;avait pas besoin en ce moment, c&rsquo;était d&rsquo;esprits et de médiums en conflit ouvert les uns avec les autres. Il décida alors d&rsquo;ironiser :<br />
- Ah, alors je comprends pourquoi tu es devenu fou. Tu as tous les esprits qui se disputent à l&rsquo;intérieur de ta tête. Et bientôt tu auras aussi les autres médiums  qui se disputeront avec toi et qui te mettront des coups de bâton sur la tête.<br />
C&rsquo;était mal de la part de l&rsquo;administrateur Sigaúke, un étranger, de toucher aux esprits du pays. </font></p>
<h1 align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">João Paulo Borges Coelho, <i>As duas sombras do rio</i>, Caminho, Outras margens, 2003 (2ème édition 2004)</font></h1>
<p> </p>
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		<title>zinzin</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 07:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Démons intimes les cheveux bien coiffés de ma mère tout près du visage de mon père, le collier de perles qui touche presque son épaule, écoute-moi Baltazar, mais mon père était déjà loin, il s&#8217;était déjà exilé dans l&#8217;habitude de rester des heures dans le jardin à regarder les oiseaux, ton père n&#8217;est pas fou, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/05/dmons.jpg" title="dmons.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[1326]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/05/dmons.jpg" alt="dmons.jpg" width="400" /></a></p>
<p align="center"><i><font face="book antiqua,palatino" size="2">Démons intimes</font></i></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">les cheveux bien coiffés de ma mère tout près du visage de mon père, le collier de perles qui touche presque son épaule, écoute-moi Baltazar, mais mon père était déjà loin, il s&rsquo;était déjà exilé dans l&rsquo;habitude de rester des heures dans le jardin à regarder les oiseaux,</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">ton père n&rsquo;est pas fou, je ne veux plus jamais t&rsquo;entendre dire une bêtise pareille</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">mon père n&rsquo;est pas devenu fou, c&rsquo;est juste une habitude qui s&rsquo;est emparée de lui, la folie est un abîme, pas un chemin qu&rsquo;on parcourt en  plus ou moins de temps, ton père va bien, il a simplement besoin d&rsquo;être seul, rien de plus, je ne veux plus t&rsquo;entendre répéter les bêtises que tu entends dans la rue, et je ne répétais pas, et avec le temps j&rsquo;ai pris l&rsquo;habitude de trouver tout normal, les oiseaux, des centaines d&rsquo;oiseaux, les cages de plus en plus grandes, les murs tous occupés, je me suis habituée au chaos qu&rsquo;était devenu le jardin, mon père n&rsquo;est jamais devenu zinzin comme le dit Ângelo, il est tellement méchant Ângelo, </font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">on ne devient pas zinzin petit à petit</font></p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Dulce Maria Cardoso, <i>Les anges, Violeta (Os meus sentimentos</i>) L&rsquo;esprit des péninsules, 2006</font></p>
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<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="analyse fréquentation web" border="0" /></a></p>
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		<title>Sérénade</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Mar 2011 13:54:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   Paulo Flores (Angola), Serenata a Angola]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/23/serenade/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Paulo Flores (Angola), Serenata a Angola </font></p>
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		<title>Plus peur de rien</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Mar 2011 16:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[image Quand Nandico lui a expliqué que dans des cas très particuliers Japauto acceptait le paiement en deux fois, il a répondu qu&#8217;il paierait comptant. Il s&#8217;est abstenu de dire qu&#8217;il utiliserait  jusqu&#8217;au bout sa carte de crédit parce qu&#8217;il n&#8217;avait aucune intention de payer. Sa vie avait changé d&#8217;objectif et par conséquent de règles. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p align="center"><img src="../files/2011/03/tatuagemdaserpente.jpg" alt="tatuagemdaserpente.jpg" /></p>
<p align="center"><a href="http://pt.dreamstime.com/">image</a>
</p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Quand Nandico lui a expliqué que dans des cas très particuliers Japauto acceptait le paiement en deux fois, il a répondu qu&rsquo;il paierait comptant. Il s&rsquo;est abstenu de dire qu&rsquo;il utiliserait  jusqu&rsquo;au bout sa carte de crédit parce qu&rsquo;il n&rsquo;avait aucune intention de payer. Sa vie avait changé d&rsquo;objectif et par conséquent de règles. Sa vie allait cesser d&rsquo;être Sofia et son travail où il ne pouvait pas porter les cheveux longs ni de tatouages comme celui de Nandico, un serpent sur son cou épais. Un cou de taureau avec un serpent enroulé. Le dessin représentait un serpent sur le point de mordre. La langue bifide qui pointait vers le cou de taureau impressionnait Júlio qui était comme hypnotisé au lieu de se concentrer sur le nouvel objectif de sa vie. La seule obligation qu&rsquo;il avait, c&rsquo;était d&rsquo;anéantir le mal. En y pensant il a soupiré de satisfaction. Pour la première fois de son existence il savait exactement ce qu&rsquo;il avait à faire, et en plus ce n&rsquo;était pas difficile d&rsquo;y arriver. </font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Pour la première fois, il n&rsquo;avait peur de rien. Pas d&rsquo;être renvoyé parce qu&rsquo;il n&rsquo;irait plus travailler. Il n&rsquo;en avait plus besoin puisqu&rsquo;il ne voulait plus l&rsquo;appartement que Sofia et lui avaient acheté dans une banlieue sur la bonne rive du fleuve. Et il ne voulait plus la voiture non plus. Il ne voulait rien. Ne rien vouloir, n&rsquo;avoir besoin de rien, était une sensation si agréable qu&rsquo;il se demandait pourquoi il n&rsquo;avait pas décidé ça plus tôt. Il n&rsquo;aurait jamais plus peur de faillir devant Sofia ou les enfants à venir. Jamais plus. Sa vie était devenue parfaite. Sa vie avec un unique objectif qu&rsquo;il pourrait atteindre à court, à très court terme, était maintenant incroyablement parfaite. </font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Dulce Maria Cardoso,  <i>O Chão dos Pardais, Asa, 2009 (inédit en français)</i></font></p>
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		<title>Un de ces jours</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Mar 2011 20:31:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   Adriana Calcanhotto (Brésil, Rio grande do Sul) Um dia desses]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/20/un-de-ces-jours/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Adriana Calcanhotto (Brésil, Rio grande do Sul)</font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Um dia desses </font></p>
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		<title>Fleur</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 18:55:22 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo. Maria João &#038; Mário Laginha feat. Lenine &#8211; Flor Paroles et musique: Maria João / Mário Laginha. Réalisé par Carlos Germano ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/18/2020/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Maria João &#038; Mário Laginha feat. Lenine &#8211; Flor<br />
Paroles et musique: Maria João / Mário Laginha.    Réalisé par Carlos Germano   </font></p>
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		<title>La nuit</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 08:15:59 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Je vois clairement la nuit : c&#8217;est une brebis noire qui avance en dévastant le paysage. Tout à l&#8217;heure, elle était blonde, oxygénée. Elle avançait méthodiquement. De temps en temps elle envoyait un baiser à une petite herbe lointaine. Non, elle mordillait la distance avec une avidité régulière, modérée. En ce moment elle hume délicatement. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/03/crepuscule.jpg" title="crepuscule.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[1156]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/03/crepuscule.jpg" alt="crepuscule.jpg" width="400" /></a></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Je vois clairement la nuit : c&rsquo;est une brebis noire qui avance en dévastant le paysage. Tout à l&rsquo;heure, elle était blonde, oxygénée. Elle avançait méthodiquement. De temps en temps elle envoyait un baiser à une petite herbe lointaine. Non, elle mordillait la distance avec une avidité régulière, modérée. En ce moment elle hume délicatement. Qui sait, peut-être est-ce une façon de dire bonjour. Non. C&rsquo;est une légère brise. Une brise qui naît de la pointe de son oreille gauche, l&rsquo;oreille de l&rsquo;Ouest, chaque fois qu&rsquo;un insecte tente de se poser sur le fil fragile du temps. Une brise qui vrombit comme un insecte. Mais tout continue. Il n&rsquo;y a plus de différence entre la nuit et la distance, entre la distance et la brebis noire.<br />
Je ne vois pas ce que j&rsquo;écris. L&rsquo;obscurité s&rsquo;est emparée de tout. Cela ne sert plus à rien d&rsquo;écrire quoi que ce soit. Mais je sais que l&rsquo;obscurité et la nuit sont deux choses très distinctes.<br />
Non. Ce n&rsquo;est pas la nuit. C&rsquo;est une dame âgée, vêtue de noir, qui se protège la tête du soleil avec son sac noir. Et qui attire la chaleur.<br />
C&rsquo;est le début de la mort. De la nuit.<br />
Il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à cylindrer l&rsquo;obscurité. Et que reste-t-il ? L&rsquo;ombre d&rsquo;une vieille qui se protège du soleil avec son sac. Une ombre qui s&rsquo;en est allée et a emporté le jour. Sans que personne ne s&rsquo;en aperçoive. Sans qu&rsquo;elle-même ne s&rsquo;en aperçoive.</font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font><font face="book antiqua,palatino" size="3">Dimíter Ánguelov<i>,Nevoa com flor azul no meio, Colibri, 1999.</i></font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a></p>
<p align="right"> </p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="compteur stats" border="0" /></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Tatoue mon nom</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/03/14/tatoue-mon-nom/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 19:23:30 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo. Boss AC ( Ângelo César, Cap Vert),Tatua o meu nome Même si ta mère ne veux pas&#8230;      ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/14/tatoue-mon-nom/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Boss AC ( Ângelo César, Cap Vert),Tatua o meu nome</font></p>
<p align="justify"><font size="4">Même si ta mère ne veux pas&#8230; </font>
</p>
<p align="center">
<p align="center"> </p>
<p align="center"> </p>
<h1></h1>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Chant</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/03/12/1197/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Mar 2011 05:01:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Une nuit tombe contre la lumière, et les cimes que le songe annonçait disparaissent au fond du val où les dieux se couchent, comme des animaux malades. Mais nul fleuve n&#8217;interrompt son cours; et le printemps fait sortir de terre les premières fleurs, peignant en jaune le vert des champs. Cependant, le goût des ténèbres [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p align="center"><font face="Book Antiqua" size="4"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/03/noitesemfim.jpg" alt="noitesemfim.jpg" /></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><i>Une nuit tombe contre la lumière,<br />
et les cimes que le songe annonçait disparaissent<br />
au fond du val où les dieux se couchent,<br />
comme des animaux malades. Mais nul fleuve<br />
n&rsquo;interrompt son cours; et le printemps<br />
fait sortir de terre les premières fleurs,<br />
peignant en jaune le vert<br />
des champs. Cependant, le goût des ténèbres<br />
demeure dans ton âme, avec son entière<br />
amertume; et un écho d&rsquo;oiseaux sombres<br />
obscurcit ce que tu dis, comme si les paroles<br />
humides du chant avaient séché<br />
tes lèvres.</i></font>
</p>
<p align="right"><font face="Book Antiqua" size="3"> Nuno Júdice, 3 mars 2007, A a Z</font></p>
<p align="right"><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="stats site" border="0" /></a></p>
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		<title>la mer, l&#8217;hiver</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 14:58:32 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;hiver, les plages désertes s&#8217;emplissent d&#8217;écume et de mouettes. J&#8217;entends le fracas des vagues contre la falaise; et je respire l&#8217;air salé avec l&#8217;impression lumineuse du matin. La nuit, cette image se transforme en un simple souvenir: et je le colle à la vitre de mon âme pour ne pas oublier ce que j&#8217;ai vu, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	line-height:115%; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p align="center"><a class="imagelink" href="../files/2011/03/sdc11786.jpg" title="sdc11786.jpg" rel="lightbox[2018]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2011/03/sdc11786.jpg" alt="sdc11786.jpg" width="450" /></a></p>
<p><!--[if gte mso 9]&gt;     Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                                     MicrosoftInternetExplorer4                                                   --><!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                --><!--[if gte mso 10]&gt;   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-qformat:yes; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin-top:0cm; 	mso-para-margin-right:0cm; 	mso-para-margin-bottom:10.0pt; 	mso-para-margin-left:0cm; 	line-height:115%; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:11.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-ascii-font-family:Calibri; 	mso-ascii-theme-font:minor-latin; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-theme-font:minor-fareast; 	mso-hansi-font-family:Calibri; 	mso-hansi-theme-font:minor-latin; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}  --></p>
<p class="MsoNormal"><font face="book antiqua,palatino" size="4">L&rsquo;hiver, les plages désertes s&rsquo;emplissent d&rsquo;écume<br />
et de mouettes. J&rsquo;entends le fracas des <span></span>vagues contre la falaise;<br />
et je respire l&rsquo;air salé avec l&rsquo;impression lumineuse<br />
du matin. La nuit, cette image se transforme<br />
en un simple souvenir: et je le colle à la vitre de mon âme<br />
pour ne pas oublier ce que j&rsquo;ai vu, sachant qu&rsquo;un<br />
jour je pourrai m&rsquo;en servir, dans le poème, où la mer se<br />
transformera en cette image que j&rsquo;ai gardée, par un<br />
matin d&rsquo;hiver.<br />
Pourtant, je n&rsquo;entends pas au fond des mots<br />
le fracas de la marée ; ni ne respire, entre<br />
les vers, le froid humide d&rsquo;un bord de mer où j&rsquo;ai appris<br />
les couleurs exactes du matin. Le poème n&rsquo;est pas plus<br />
qu&rsquo;une carte où j&rsquo;accompagne, sur la ligne des substantifs,<br />
le courant du monde, et j&rsquo;imagine, dans la tache<br />
de chaque adjectif, la forme des paysages. Et je feuillette<br />
les strophes en un voyage abstrait, en quête<br />
des grandes plages de la vie.<br />
Mais la mer est toujours collée à la vitre<br />
de mon âme, embuant ce que j&rsquo;écris<br />
de son rythme matinal.</font>
</p>
<p class="MsoNormal" align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="4"> Nuno Júdice, http://aaz-nj.blogspot.com, 23 mars 2008</font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font><font size="3"><br />
</font></p>
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		<title>Tentation</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 08:26:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Gustave Courbet, La somnambule - Vous voulez voir, monsieur Emanuel ? demanda Laurinda, en sortant la photographie d&#8217;un sac en plastique. C&#8217;est cette mauvaise, vous voyez ? Alors, dites-moi : est-ce qu&#8217;elle a l&#8217;air d&#8217;une somnambule ? - Ah, fit Emanuel en regardant la photographie. C&#8217;est bien ce que je pensais. C&#8217;est La Somnambule de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://www.repro-tableaux.com/kunst/gustave_courbet/schlafwandlerin_hi.jpg" width="300" alt="Tentation dans - époque contemporaine schlafwandlerin_hi" /></p>
<p align="center">
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="2">Gustave Courbet, <i>La somnambule </i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">- Vous voulez voir, monsieur Emanuel ? demanda Laurinda, en sortant la photographie d&rsquo;un sac en plastique. C&rsquo;est cette mauvaise, vous voyez ? Alors, dites-moi : est-ce qu&rsquo;elle a l&rsquo;air d&rsquo;une somnambule ?<br />
- Ah, fit Emanuel en regardant la photographie. C&rsquo;est bien ce que je pensais. C&rsquo;est <i>La Somnambule </i>de Courbet. Regardez, c&rsquo;est écrit ici, Laurinda, dit-il pointant son doigt sur le coin inférieur gauche. G. Courbet. Ça se lit bien, la photographie est super-nette. Le G, c&rsquo;est pour Gustave, en portugais Gustavo, vous comprenez ?<br />
- Bon. C&rsquo;est en rouge, monsieur Emanuel ! Remarquez bien que c&rsquo;est en rouge que c&rsquo;est écrit.<br />
- Et alors ? demanda Emanuel, étonné, en regardant Laurinda. Il signait souvent en rouge.<br />
- Encore mieux, monsieur Emanuel. Il n&rsquo;y a que celui dont on ne dit pas le nom qui écrit en rouge&#8230; le Démon, voilà ! ajouta Laurinda, contrariée. Et ce qu&rsquo;il fait, c&rsquo;est tenter de nous détourner de la voie de Dieu. Il nous pousse à avoir peur pour nous tenter, je ne sais pas si je me fais bien comprendre.</font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="4"> </font><font face="book antiqua,palatino" size="3">Ana Nobre de Gusmão, <i>Aves do Paraíso</i>,  Asa, 1997</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="analyse web stats" border="0" /></a></p>
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		<title>Taco a taco</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 16:11:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   Amélia Muge, Taco a taco   Poète et jongleuse de mots et de sons, à la gestuelle particulière qui évoque son enfance africaine, Amélia Muge nous séduit par ses mélodies et nous emporte dans un voyage unique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/07/taco-a-taco/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Amélia Muge, Taco a taco </font></p>
<p align="center"> </p>
<p align="justify"><a href="http://portugal.bordeaux.over-blog.com/article-29482041.html"><i><font face="book antiqua,palatino" size="4">Poète et jongleuse de mots et de sons, à la gestuelle particulière qui  évoque son enfance africaine, Amélia Muge nous séduit par ses mélodies  et nous emporte dans un voyage unique.  </font></i></a></p>
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		<title>La parole et la musique</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/03/04/la-parole-et-la-musique/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 19:30:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   José Saramago parle de sa ponctuation.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/04/la-parole-et-la-musique/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">José Saramago parle de sa ponctuation. </font></p>
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		<title>mission</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/03/03/462/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 08:10:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8211; João Lourenço, le service que j&#8217;ai envoyé Fernand Alvares vous demander (mais je vois qu&#8217;il m&#8217;a laissé cette tâche) était que vous veniez avec moi à Ulgueira pour aller chercher un lépreux. C&#8217;est le devoir de l&#8217;Hospice, à qui appartient la léproserie, d&#8217;aller le voir et de l&#8217;interner, afin qu&#8217;il ne puisse nuire aux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2006/12/lepreux.jpg" alt="lepreux.jpg" /></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4"> &#8211; João  Lourenço, le service que j&rsquo;ai envoyé Fernand Alvares vous demander (mais je vois qu&rsquo;il m&rsquo;a laissé cette tâche) était que vous veniez avec moi à Ulgueira pour aller chercher un lépreux. C&rsquo;est le devoir de l&rsquo;Hospice, à qui appartient la léproserie, d&rsquo;aller le voir et de l&rsquo;interner, afin qu&rsquo;il ne puisse nuire aux autres. C&rsquo;est pour cela que le prévôt doit le voir, ainsi que le scribe, pour lui explique le règlement et le conduire à la léproserie.<br />
- Je sais. C&rsquo;est cela, alors, que vous attendez de moi.<br />
- Est-ce que cela vous dérange ? J&rsquo;avais pressenti qu&rsquo;il ne vous expliquerait pas, et que par conséquent&#8230;<br />
J&rsquo;ai essuyé la poussière sur ma manche.<br />
- Si cela me dérange ? Disons que oui. Mais cela ne me trouble pas. Il est sûr que je préfèrerais ne pas le faire, pas plus que je ne désirerais attraper la lèpre.<br />
- Que ceci ne vous inquiète pas. J&rsquo;ai déjà vu beaucoup de lépreux, je suis allé maintes fois à la léproserie, et le mal ne m&rsquo;a jamais atteint, pas plus que le scribe, ni les gens qui s&rsquo;occupent d&rsquo;eux à Saint Pierre. Je me demande parfois la raison de tant de dégoût et de tant de peur, puisque même le bisaïeul de Monseigneur le Roi qui gouverne en ce moment le royaume était aussi lépreux, à ce qu&rsquo;il paraît, d&rsquo;après ce que racontent les anciens. Cela ne l&rsquo;a pas empêché d&rsquo;avoir plusieurs enfants, dont deux ont été rois. Non, décidément, ne vous inquiétez pas. Quant à l&rsquo;après-midi que nous perdons, elle vous sera payée, comme nous le devons chaque fois que nous faisons perdre du temps à un tabellion</font></p>
<p><span id="more-462"></span><br />
<font face="book antiqua,palatino" size="4">- Laissez cela, nous en parlerons plus tard. Ne vous faites pas de souci, prévôt. Quant aux lépreux&#8230; Vous savez que tout ce qui est différent nous incommode. Un lépreux, un étranger&#8230; Comme si ce n&rsquo;étaient pas des créatures de Dieu, ou comme s&rsquo;ils étaient en dehors de son ordre naturel. Mais finalement la peur est en nous, et non en ce que nous craignons. Alors, prévôt, nous y allons ? Le prévôt, secrètement reconnaissant à Dieu autant qu&rsquo;à moi, a fait avancer sa monture, et nous avons poursuivi notre route jusqu&rsquo;à Ulgueira. &#8211;  Savez-vous que certains n&rsquo;auraient pas accepté cette tâche ? &#8211;  Je vous crois, ai-je répondu.  Je ne pense pas que ceci soit à mon honneur, mais plutôt à leur déshonneur. Le prévôt a ri. A Ulgueira, nous nous sommes arrêtés à la maison du lépreux, qui nous a ouvert la porte. En entrant, j&rsquo;ai remarqué qu&rsquo;il avait la peau blanche en certains endroits, rouge en d&rsquo;autres, mais qu&rsquo;il ne présentait pas les pustules ou les croûtes que les lépreux présentent habituellement. Ou du moins que nous pensons que les lépreux doivent présenter.<br />
-  Le physicien vous a déjà vu ?<br />
-  Vous savez bien que oui. N&rsquo;est-ce pas lui qui vous a prévenu ?<br />
Le lépreux, dont l&rsquo;aspect n&rsquo;était pas, finalement, repoussant, a rassemblé des affaires dans un sac.<br />
- Vous savez ce que vous devez faire&#8230;<br />
-  Je le sais. Rassurez-vous, prévôt. C&rsquo;est pour cela que je rassemble mes affaires. Quant à ma famille, elle vit à présent dans une autre maison, près d&rsquo;ici.<br />
Je voyais bien que le prévôt était nerveux. Comment pouvait-il en être autrement ? Même si nous avons déjà connu maintes situations semblables, il est vrai que, comme l&rsquo;avait dit une fois Gomez Preto, il y a une partie de nous qui ne s&rsquo;habitue jamais à la douleur et à la souffrance des autres. Et de nous trois, il était facile de voir que c&rsquo;était le lépreux qui était le plus calme et serein. Comme dans un miroir d&rsquo;abnégation, on voyait qu&rsquo;il acceptait son destin. </font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Sérgio Luís de Carvalho, <i>Le bestiaire inachevé</i> <i>(Anno Domini 1348)</i>, Phébus, 2003</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="3"></font></p>
<p><a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="compteur MySpace" border="0" /></a></p>
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		<title>Y&#8217;a plus qu&#8217;à &#8230;</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/03/02/1641/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Mar 2011 07:32:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   José Afonso, O que faz falta Un exemple du talent de Zeca à mêler la musique portugaise et les rythmes africains après les années passées au Mozambique. Album &#171;&#160;Coro dos Tribunais&#160;&#187; de 1972. Revenir à la page d&#8217;accueil]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/03/02/1641/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">José Afonso, <i>O que faz falta</i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Un exemple du talent de Zeca à mêler la musique portugaise et les rythmes africains après les années passées au Mozambique. Album &laquo;&nbsp;Coro dos Tribunais&nbsp;&raquo; de 1972.</font></p>
<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr//">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a></p>
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		<title>réalisme</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/28/realisme/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 07:22:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lusina.unblog.fr/2007/01/11/realisme/</guid>
		<description><![CDATA[Revenir à la page d&#8217;accueil Il tremblait entièrement &#8211; je ne sais si c&#8217;était de peur ou de surprise. Je lui tendis un livre et je cherchai à le calmer : - Appuie-toi sur cette prose, elle est plus solide. Mais il n&#8217;entendit pas et poursuivit : - Ce chien était un rêve en chair [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><font size="4"></font><font face="book antiqua,palatino"></font><font face="book antiqua,palatino"></font><font face="book antiqua,palatino"></font><font face="book antiqua,palatino"></font><font face="book antiqua,palatino"></font></p>
<p align="left"><font></font><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino"><img alt="batman.jpg" src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/01/batman.jpg" /></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Il tremblait entièrement &#8211; je ne sais si c&rsquo;était de peur ou de surprise. Je lui tendis un livre et je cherchai à le calmer :<br />
- Appuie-toi sur cette prose, elle est plus solide.<br />
Mais il n&rsquo;entendit pas et poursuivit :<br />
- Ce chien était un rêve en chair et en os, non, un chien basé sur des faits réels.<br />
- Il bougeait ? Il était vivant ?<br />
- Pour bouger, il bougeait. Il a même essayé de me mordre. Mais ça ne voulait pas dire qu&rsquo;il était vivant. « Basé sur des faits réels », c&rsquo;est comme ça qu&rsquo;ils me l&rsquo;ont présenté.<br />
- Alors c&rsquo;est évident qu&rsquo;un chien quelconque, pardon, quelqu&rsquo;un a tiré ce chien d&rsquo;une fiction, d&rsquo;un roman ou d&rsquo;une simple nouvelle.<br />
- Non, ça non. Il s&rsquo;en est fallu d&rsquo;un cheveu qu&rsquo;il ne me morde.<br />
- C&rsquo;est ça &#8211; ces chiens, ces prosateurs, dis-je, créent des chiens plus féroces que les professionnels et ils nous les lâchent dessus sans prévenir et sans le moindre sens des responsabilités. Et il flairait, il examinait l&rsquo;atmosphère ?<br />
- Non, ces chiens-là suivent une autre méthode, ils sont tout ouie, ils suivent la voix de leur maître, de leur créateur.<br />
- De Notre Seigneur ?<br />
- Non, de leur seigneur à eux. C&rsquo;était une voix de chien. Comme ça : &#8230; Je n&rsquo;arrive pas à la reproduire. Qui est-ce qui peut reproduire un truc basé sur des faits réels ?<br />
Ses poils se sont dressés, il a poussé un hurlement, il a avancé et il a essayé de me mordre, et il n&rsquo;est pas arrivé à reproduire &#8211; ce n&rsquo;était pas un chien en chair et en os mais seulement un chien en âme.<br />
Je lui ai donné un coup de pied que je ne parviens pas à reproduire ici.</font>
</p>
<p align="right"><font size="3">Dimíter Ánguelov, <i>Partida incessante</i>, Nova Ática, 2001</font></p>
<p align="right"><font></font><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino"></font><font size="4"></font></p>
<p><font face="Book Antiqua"></font></p>
<p><a href="http://www.compteur.fr"><img alt="analyse web stats" src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" border="0" /></a></p>
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		<title>Excès d&#8217;imagination</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/26/1388/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 07:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[   Parque das Merendas, Photographie Dimíter Ánguelov - Je vois un visage, une bague, une rayure sur le capot  de la voiture et je transforme ça aussitôt en histoire. Jusqu&#8217;à un simple point final. Un excès d&#8217;imagination qui ne me laisse pas de repos. - C&#8217;est de la folie, dis-je. L&#8217;imagination ne fait jamais d&#8217;excès. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://i18.servimg.com/u/f18/11/20/07/68/dimite10.jpg" align="texttop" height="292" width="474" alt="Excès d'imagination dans - époque contemporaine dimite10" /><font face="book antiqua,palatino" size="4"> </font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"> <i><font size="2">Parque das Merendas</font></i>, </font><font face="book antiqua,palatino" size="2">Photographie Dimíter Ánguelov</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">- Je vois un visage, une bague, une rayure sur le capot  de la voiture et je transforme ça aussitôt en histoire. Jusqu&rsquo;à un simple point final. Un excès d&rsquo;imagination qui ne me laisse pas de repos.<br />
- C&rsquo;est de la folie, dis-je. L&rsquo;imagination ne fait jamais d&rsquo;excès. Même pas chez les fous.<br />
- Et la folie ? Ce n&rsquo;est pas un excès ?<br />
- Les fous n&rsquo;inventent pas d&rsquo;histoires. Ou, s&rsquo;ils en inventent, ils ne le savent pas. Pour eux tout est réel.<br />
- Pour moi tout est fiction. Même la poésie. La musique aussi. Même cette conversation que nous avons me paraît être une histoire. Regardez cet arbre. Ce n&rsquo;est pas un pommier, et il n&rsquo;est pas en fleur. N&rsquo;imaginez pas que vous voyez ce dont je suis en train de parler. Mais moi, quand j&rsquo;observe une seule fleur de pommier, ça me rappelle toutes les fleurs de tous les pommiers possibles. Et je vais plus loin. Je me souviens de tous les gens qui ont vu des fleurs de pommier. Je sais pourtant qu&rsquo;aucun de ces pommiers n&rsquo;est réel. Il n&rsquo;y a que les fleurs. Ou, si vous voulez, les sentiments&#8230;<br />
- Oubliez votre enfance&#8230; on ne peut pas retrouver l&rsquo;enfance. Ni les pommiers. Ni les noyers. Pensez à la vieillesse !<br />
- Si j&rsquo;oublie mon enfance, j&rsquo;oublie tout. Tout est lié.<br />
- Otez-vous cette idée de la tête. Vous n&rsquo;avez qu&rsquo;une seule possibilité : atteindre la vieillesse. Jamais l&rsquo;enfance. C&rsquo;est pour ça que les gens disent : « il est mort de vieillesse » et jamais « il est mort de jeunesse ». Retrouvez cette possibilité. Je répète : faites une croix sur votre enfance. Une grande. Vous avez besoin de temps pour vieillir ! N&rsquo;oubliez pas.<br />
- Où vais-je trouver une telle croix ? demanda-t-il, s&rsquo;adressant à quelqu&rsquo;un d&rsquo;invisible mais d&rsquo;omniprésent.<br />
Je l&rsquo;ai laissé appuyé au dossier d&rsquo;un banc la tête levée, en train de regarder les arbres. Des arbres aux frondaisons immenses qui dissimulaient d&rsquo;innombrables croix, mais aucune de la taille de celle qu&rsquo;il recherchait.</font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino">Dimíter Ánguelov, <i>Furacão no labirinto</i>, Europa-América, 1996</font></p>
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		<title>L&#8217;aventure d&#8217;Avalor</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/22/laventure-davalor/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 07:50:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- moyen âge/ XVIème siècle]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Il fut alors certain d&#8217;avoir rejoint la terre, et bien que cette voix l&#8217;eût aussitôt ému de compassion, toutefois parce qu&#8217;il en portait en lui une autre plus grande qui alors le tenait plus encore, il s&#8217;imagina qu&#8217;il s&#8217;agissait de cette terre d&#8217;où il était parti, et se hâtant du mieux qu&#8217;il put, triste de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/05/vaguerocher.jpg" title="vaguerocher.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[455]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/05/vaguerocher.jpg" alt="vaguerocher.jpg" width="400" /></a></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Il fut alors certain d&rsquo;avoir rejoint la terre, et bien que cette voix l&rsquo;eût aussitôt ému de compassion, toutefois parce qu&rsquo;il en portait en lui une autre plus grande qui alors le tenait plus encore, il s&rsquo;imagina qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de cette terre d&rsquo;où il était parti, et se hâtant du mieux qu&rsquo;il put, triste de lui-même et de son sort, il reprit les rames avec ces mains où déjà lors de ce voyage s&rsquo;étaient tant de fois formées des ampoules, et où tant d&rsquo;autres fois les ampoules s&rsquo;étaient percées et s&rsquo;étaient muées en sang. Mais pour autant qu&rsquo;Avalor s&rsquo;efforçât, il ne put jamais vaincre les vagues qui l&rsquo;attiraient à terre, et elles s&rsquo;étaient déjà, quand il reprit ses sens, rendues maîtresses de la barque, et lui ne le vit pas, tout occupé de lui-même et des rames ; il ne s&rsquo;en aperçut que lorsqu&rsquo;une haute vague, qui les couvrit d&rsquo;écume lui et la barque, envoya celle-ci au milieu des écueils qui la brisèrent en plusieurs endroits.<br />
- Dieu me vienne en aide ! disait-il.<br />
Avec énergie, il s&rsquo;agrippa à des rochers qui émergeaient un peu de la mer, et l&rsquo;eau, avec un terrible vacarme, se répandit entre tous ces rochers, et une partie, se brisant contre cette roche haute, lança les gouttes d&rsquo;eau de la mer vers le ciel, qui avec la force ou la réverbération de l&rsquo;air, ou quoi que ce fût d&rsquo;autre, éclairaient comme des chandelles, et à ce moment-là, en peu de temps toute cette eau retourna à la mer qui l&rsquo;attendait, arrivant déjà du large en grossissant, comme si elle s&rsquo;armait pour se venger de ces rochers qui troublaient ses eaux. </font>
</p>
<p align="right"><font face="Book Antiqua" size="3">Bernardim Ribeiro, <i>Menina e Moça</i>, première édition Ferrare 1554</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="3"></font></p>
<p><a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="compteur MySpace" border="0" /></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Genèse</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/21/genese/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 07:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[  &#171;&#160;Eve, le serpent et la mort&#171;&#160;de Hans B. Grien (1510-15) Avec le temps, un temps vague et indéterminé, Adam et Notre Seigneur devinrent amis. Et comme ni l&#8217;un ni l&#8217;autre n&#8217;avaient eu d&#8217;enfance, ils inventaient tous les jours un jeu différent, une distraction &#8211; toujours agréable, puisque le mauvais goût n&#8217;existait pas encore. - [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><img src="http://www.clubedotaro.com.br/site/imagens/r/n02-mulher-serpente.jpg" height="376" width="190" alt="Genèse dans - époque contemporaine n02-mulher-serpente" /></font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="2"><b>&laquo;&nbsp;Eve, le serpent et la mort</b>&laquo;&nbsp;de Hans B. Grien (1510-15)   </font></p>
<p align="justify"><span></span><font face="book antiqua,palatino" size="4">Avec le temps, un temps vague et indéterminé, Adam et Notre Seigneur devinrent amis. Et comme ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre n&rsquo;avaient eu d&rsquo;enfance, ils inventaient tous les jours un jeu différent, une distraction &#8211; toujours agréable, puisque le mauvais goût n&rsquo;existait pas encore.<br />
- Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai envie de créer des animaux, dit-Il en tapant sur l&rsquo;épaule d&rsquo;Adam.<br />
- Des animaux? Je ne comprends pas&#8230;<br />
- Des choses animées par l&rsquo;âme, des choses qui bougent&#8230;<br />
- Je sais !&#8230; le feu fait bouger.<br />
- Pas du tout,  le feu ne fait bouger que ce qui est près de lui.<br />
- D&rsquo;accord, conclut Adam. Et comment on fait?<br />
- Pas «on». C&rsquo;est moi qui fais.<br />
- Mais comment tu fais si tu n&rsquo;en as jamais vu?<br />
- Comme ça: on dit les consonnes et les voyelles au hasard, et on voit ce que ça donne.<br />
Et ils se mirent à prononcer et à créer et ils s&rsquo;amusaient comme des fous. Ensuite, le Seigneur se contentait de dire : « Va-t-en » et Adam poussait l&rsquo;animal en disant : « Adieu ! »<br />
- «Chat», dit Adam.<br />
- Cette merveille reste avec moi. Ne touche jamais cet animal même pour le caresser. «Chien!»<br />
- Celui-là, je le veux ! Regarde-moi ces yeux. Si je me penchais sur l&rsquo;eau avec lui, on dirait que nous ne sommes qu&rsquo;une seule et même chose.<br />
- Garde-le, si tu veux, mais loin d&rsquo;ici&#8230; je me repens même de l&rsquo;avoir créé. Mais bon.<br />
- «Chauve-souris», dit Adam.<br />
- Va au diable! s&rsquo;exclama le Seigneur, tout tremblant.<br />
- Qu&rsquo;est-ce que tu dis? C&rsquo;est quoi le «diable»?<br />
- Je ne sais pas trop. C&rsquo;est quelque chose que je ressens quelquefois à l&rsquo;intérieur de moi.<br />
- Cela ne doit pas être un animal. «Athée!»<br />
- C&rsquo;est pire que toi et le diable réunis. Sois maudit ! Tout est fini entre nous.<br />
Et Il l&rsquo;abandonna au milieu de la multitude des animaux, qui jusque là vivaient en parfaite harmonie. Mais, lorsque le Seigneur s&rsquo;éloigna, ils se mirent à rugir, à grogner, à montrer les dents, à hurler. Pour la première fois Adam éprouva une sensation d&rsquo;étrangeté et cria :<br />
- J&rsquo;ai peur!<br />
Et ce qui l&rsquo;effraya le plus, c&rsquo;est qu&rsquo;il ne savait pas exactement ce que ces mots voulaient dire. Alors, le chien s&rsquo;approcha et lui lécha la main. Adam sentit sa chaleur et se détendit un peu, l&rsquo;entoura de ses bras et se mit à pleurer. Il vit quelques gouttes tomber sur le sol et regarda le ciel. Peut-être parce qu&rsquo;il étaient émus, les autres animaux s&rsquo;éloignèrent et laissèrent en paix ces deux âmes jumelles. Une paix solitaire, mi-canine, mi-humaine. Jusqu&rsquo;au jour où se planta devant Adam l&rsquo;animal le plus étrange et le plus fascinant, qui dit avec un naturel troublant :<br />
- C&rsquo;est moi, Eve.</font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Dimiter Anguelov, <i>Furacão no labirinto</i>, Europa-América, 1996</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr"><font size="3"></font><font face="book antiqua,palatino">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></p>
<p align="justify"><!-- 	 		 	--></p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Tradition</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/19/tradition-3/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Feb 2011 09:11:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo. Gabriela Mendes (Cap vert)]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/02/19/tradition-3/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Gabriela Mendes (Cap vert) </font></p>
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		</item>
		<item>
		<title>mémoire morte</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/18/memoire-morte/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 08:13:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lusina.unblog.fr/2007/06/04/memoire-morte/</guid>
		<description><![CDATA[          * Un jour je ne me suis pas présenté à la mairie pour faire mettre à jour mon disque dur. Ils m&#8217;ont supprimé mon code secret. Et à partir de là, j&#8217;ai été perdu. - C&#8217;est dans le monde d&#8217;avant que vous êtes perdu. On n&#8217;utilise plus le disque dur [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><img src="http://i16.servimg.com/u/f16/11/20/07/68/lavage10.jpg" alt="mémoire morte dans - époque contemporaine lavage10" /></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">*</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Un jour je ne me suis pas présenté à la mairie pour faire mettre à jour mon disque dur. Ils m&rsquo;ont supprimé mon code secret. Et à partir de là, j&rsquo;ai été perdu.<br />
- C&rsquo;est dans le monde d&rsquo;avant que vous êtes perdu. On n&rsquo;utilise plus le disque dur depuis pas mal d&rsquo;années. Je ne sais même pas comment je m&rsquo;en suis souvenu. Ce souvenir pourrait d&rsquo;ailleurs me causer des ennuis.<br />
- Et alors, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on utilise maintenant ?<br />
- Un appareil très sophistiqué. Vous n&rsquo;avez même plus besoin d&rsquo;aller à la mairie. Vous (vous, non, parce que vous avez dépassé les délais), vous, disais-je, n&rsquo;échappez pas à la mise à jour, même en vous cachant dans le coin le plus sombre.<br />
- Et comment s&rsquo;appelle ce tyran artificiel ?<br />
- Il n&rsquo;est déjà presque plus artificiel, bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;adapte à aucun nom. C&rsquo;est quelque chose qui vous use un nom en un rien de temps, absolument délirant, un truc d&rsquo;une rapidité qui précède le phénomène. La quintessence de la double cellule « information-désactualisation ».<br />
- Mais il doit y avoir des spécialistes en la matière.</font></p>
<p><span id="more-1371"></span></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">- En réalité, non. Ce n&rsquo;est pas non plus à proprement parler de la matière. L&rsquo;information a atteint un niveau tellement haut que ça ne veut  plus rien dire de parler de limite minimum, et la différence entre spécialistes et non-spécialistes a complètement disparu. Il n&rsquo;y a plus rien à faire.<br />
- Moi, puisque je ne suis pas spécialiste, je réussirais peut-être à retourner les choses&#8230;<br />
- Tourner, vous pouvez le faire autant que vous voulez. On ne fait rien d&rsquo;autre que tourner. Je dirai même plus : tourner est devenu une question incontournable. Mais le plus grave, c&rsquo;est que la solution est toujours la même : ne pas cesser de tourner. Sans sentir le vertige, sans atteindre au calme.<br />
- De toute façon, le calme ne s&rsquo;atteint pas. Il se retrouve, si on l&rsquo;avait auparavant. Qu&rsquo;est-ce que vous avez derrière l&rsquo;oreille ? Ah, c&rsquo;est une fleur sauvage. Une espèce rare. Regardez-vous.<br />
- Pour nous, le rétroviseur ne marche plus. On nous a privés de la faculté de regarder en arrière.<br />
- Tenez le miroir en avant.<br />
- Maintenant c&rsquo;est la même chose.<br />
- Mettons un terme à la conversation. Vous autres, vous êtes sauvés, vous le premier. Laissez-moi voir la fleur à la loupe. Oui, la fleur a pris racine dans cet appareil diabolique. Espérez. La Nature est de nouveau avec nous. D&rsquo;une façon ou d&rsquo;une autre on va récupérer les postes de mise à jour de l&rsquo;information. Assez d&rsquo;auto-éclaircissement, mettons fin au soliloque. Ôtez ce monde artificiel de votre tête. Vive la désactualisation naturelle. Attendez. Je me suis trop exalté. Le souvenir ne me fait déjà plus souffrir. Le repentir ne me tourmente plus, l&rsquo;espoir ne me suffoque plus. C&rsquo;est ma mémoire qui me fait mal. En un seul point &#8211; là où est suspendue toute l&rsquo;existence pour laquelle il n&rsquo;est pas de mémoire possible. Oubliez, oubliez. Faites de l&rsquo;oubli la plus belle des informations.</font>
</p>
<p align="right"><font size="3"></font><font face="book antiqua,palatino">Dimíter Ánguelov</font><i><font face="book antiqua,palatino">, Trinta contos até ao fim da vida, </font></i><font face="book antiqua,palatino">&#038;tc</font><i><font face="book antiqua,palatino">, </font></i><font face="book antiqua,palatino">1998</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil </a><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="analyse fréquentation web" border="0" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>l&#8217;honnête homme</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/15/1594/</link>
		<comments>http://lusina.unblog.fr/2011/02/15/1594/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 08:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lusina.unblog.fr/2008/02/09/1594/</guid>
		<description><![CDATA[Signe extérieur de richesse (photographie de l&#8217;auteur) - Mais finalement, qu&#8217;est-ce qu&#8217;un honnête homme ? - Eh bien. Un honnête homme n&#8217;accélère jamais le pas, sauf quand il est en danger de mort. Il ne fait jamais de mouvements brusques, à moins qu&#8217;il ne soit piqué par un insecte rare ou mordu par un animal [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2008/02/dimitersinaisexterioresdefortuna.jpg" alt="dimitersinaisexterioresdefortuna.jpg" width="250" /></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="2"><i>Signe extérieur de richesse </i>(photographie de l&rsquo;auteur)</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">-   Mais finalement, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un honnête homme ? </font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">-   Eh bien. Un honnête homme n&rsquo;accélère jamais le pas, sauf quand il est en danger de mort. Il ne fait jamais de mouvements brusques, à moins qu&rsquo;il ne soit piqué par un insecte rare ou mordu par un animal de moyenne ou de grande taille. Et même dans ce cas, il n&rsquo;oublie pas d&rsquo;imprimer à ses mouvements, dans son étonnement ou dans son déplaisir, une certaine grâce. Y compris avec les humains : un honnête homme ne perd jamais patience, ne fait jamais preuve de grande aversion ou de révolte, à moins qu&rsquo;il ne se voie forcé de se joindre à une attitude collective ou, ce qui est la même chose, lorsque cela l&rsquo;arrange, pour des raisons de force majeure, bien entendu. Un honnête homme ne dit jamais de mal de personne, bien qu&rsquo;il puisse agir comme il l&rsquo;entend, et recourir aux moyens&#8230; exceptionnels. Parce que l&rsquo;honnête homme est une exception par excellence.<br />
-   Vous voulez dire que c&rsquo;est une rareté, de nos jours ?<br />
-   Il a de tout temps été une rareté. Toujours difficile à identifier. Pour une question de discrétion, de modestie, et toutes les autres vertus qu&rsquo;on lui attribue habituellement.-   Dans ce cas c&rsquo;est un animal solitaire.<br />
-   Solitaire, il peut l&rsquo;être ou le devenir. Mais un animal, non. C&rsquo;est exclu dès le départ.</font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Dimíter Ánguelov, <i>Trinta contos até o fim da vida</i>,  1998</font></p>
<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr//">Revenir à la page d&rsquo;accueil</a></p>
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		<title>L&#8217;enfant</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/15/lenfant/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 07:37:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo. Maria Bethânia, O poema do menino Jesus (Alberto Caeiro alias Fernando Pessoa)    A moi, il m&#8217;a tout appris. Il m&#8217;a appris à observer les choses. Il me montre tout ce qu&#8217;il y a dans les fleurs. Il me montre comme les pierres sont jolies Quand on les tient [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/02/15/lenfant/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Maria Bethânia, O poema do menino Jesus (Alberto Caeiro alias Fernando Pessoa) </font></p>
<p align="center"> </p>
<p align="justify"><i><font face="book antiqua,palatino" size="4"> A moi, il m&rsquo;a tout appris.<br />
Il m&rsquo;a appris à observer les choses.<br />
Il me montre tout ce qu&rsquo;il y a dans les fleurs.<br />
Il me montre comme les pierres sont jolies<br />
Quand on les tient dans la main<br />
Et qu&rsquo;on les regarde bien.  </font></i></p>
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		<title>Joyeux anniversaire</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/13/joyeux-anniversaire-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 06:08:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Revenir à la page d&#8217;accueil * Jusqu&#8217;à ce que je suffoque, il a fallu aussi sept années. La huitième, je me suis reposée. L&#8217;anniversaire de mes huit ans a été une tragédie. Bien qu&#8217;ils aient tous été animés de la meilleure volonté, je ne me suis même pas amusée une minute. C&#8217;est tombé un dimanche [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/02/merrouge.jpg" title="merrouge.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[908]"></a><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/02/merrouge2.jpg" title="merrouge2.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[908]"></a><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2007/02/rouge.jpg" title="rouge.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[908]"></a></font></p>
<p align="left"><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/04/merrouge2.jpg" alt="merrouge2.jpg" /></font></p>
<p align="center"><font face="Book Antiqua" size="4">*</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Jusqu&rsquo;à ce que je suffoque, il a fallu aussi sept années. La huitième, je me suis reposée. L&rsquo;anniversaire de mes huit ans a été une tragédie. Bien qu&rsquo;ils aient tous été animés de la meilleure volonté, je ne me suis même pas amusée une minute. C&rsquo;est tombé un dimanche de Pâques. Mon anniversaire m&rsquo;a fait gaspiller un jour férié que j&rsquo;aurais pu passer avec mon père. Avec moi il n&rsquo;y avait que douze enfants, et je ne me rappelle le nom d&rsquo;aucun. Je me rappelle juste le nombre, douze. Parce que j&rsquo;ai compté les morceaux du gâteau, pendant que je comptais, je n&rsquo;ai pas entendu <i>joyeux anniversaire</i>. Je me concentrais sur le comptage, pour tenter d&rsquo;oublier le reste. De ma mère, je ne me souviens pas. Je me souviens seulement de mon père, vaguement. Derrière la flamme de la bougie, il chantait avec enthousiasme. A mesure que le couteau montait et descendait dans le gâteau, mon cerveau se brouillait.</font></p>
<p><span id="more-908"></span><br />
<font face="book antiqua,palatino" size="4">De la flamme, de mon père, il ne restait presque rien. Je coupais le gâteau et j&rsquo;oubliais de respirer. J&rsquo;essayais de me concentrer. Juste pour couper le gâteau, je faisais un grand effort. En essayant d&rsquo;oublier tout le reste, en douze leçons. C&rsquo;est l&rsquo;heure, c&rsquo;est l&rsquo;heure, c&rsquo;est l&rsquo;heure. D&rsquo;avoir tant de gens autour de moi, je ne me sentais presque plus moi-même. Et pique, et pique, et pique. Jusqu&rsquo;à ce que j&rsquo;en perde le souffle. Ra-tim-boum.</font></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Ma vue s&rsquo;est obscurcie, la chanson s&rsquo;est finie, tais-toi tu n&rsquo;es plus là. Celle qui faisait mouvoir mon corps n&rsquo;était déjà plus moi. J&rsquo;ai plongé. Je ne sais même plus, je ne peux pas raconter le reste. J&rsquo;avais huit ans. J&rsquo;ai suffoqué. </font></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">*****</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Quand je me suis regardée dans le miroir, j&rsquo;avais vieilli de trente-cinq ans. Au coin de l&rsquo;œil, derrière un sourire, devant le miroir, une tristesse qui tentait de se dissimuler. Entre les dents, les marques de mes morsures. Dans mes cheveux, la vie qui s&rsquo;évanouissait. J&rsquo;ai coiffé un cheveu après l&rsquo;autre. J&rsquo;ai brossé une dent après l&rsquo;autre. J&rsquo;ai maquillé un œil après l&rsquo;autre et je me suis regardée de nouveau, dans le miroir.<br />
Il y avait toujours, derrière moi, sur le carrelage, tout ce que je n&rsquo;avais pas pu cacher. De la moisissure dans les joints, des cheveux sur le lavabo, du sang dans la cuvette, qui me souriaient. J&rsquo;ai continué à essuyer, en pensant à rien. Et plus j&rsquo;essuyais, plus le sang se répandait. Et des gouttes j&rsquo;ai fait un puits. Et des puits j&rsquo;ai fait un lac. Du lac j&rsquo;ai fait une mer, pour me noyer.<br />
</font>
</p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Santiago Nazarian, <i>A morte sem nome</i>, Planeta do Brasil, 2004</font></p>
<p align="right"><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font><br />
<a href="http://www.compteur.fr"><img src="http://www.compteur.fr/1/al1420.gif" alt="compteur stats" border="0" /></a></p>
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		<title>Le premier jour</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/11/1425/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2011 07:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo. Sérgio Godinho, O primeiro dia Au début c&#8217;est simple, on marche tout seul on passe dans les rues, tout doucement on est dans le silence et le murmure on boit les certitudes dans un verre de vin puis on se souvient d&#8217;une phrase rebattue aujourd&#8217;hui, c&#8217;est le premier jour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/02/11/1425/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Sérgio Godinho, <i>O primeiro dia</i></font><font size="4"><i> </i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Au début c&rsquo;est simple, on marche tout seul<br />
on passe dans les rues, tout doucement<br />
on est dans le silence et le murmure<br />
on boit les certitudes dans un verre de vin<br />
puis on se souvient d&rsquo;une phrase rebattue</font><br />
<font face="book antiqua,palatino"><i><font size="4">aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le premier jour du reste de ta vie<br />
hoje é o primeiro dia do resto da tua vida</font></i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Peu à peu l&rsquo;allure se fait vagabonde<br />
on fait le tour de la peur, on fait le tour du monde<br />
on dit du passé qu&rsquo;il est moribond<br />
on boit le courage dans un verre sans fond<br />
et on se souvient d&rsquo;une phrase rebattue</font><font face="book antiqua,palatino"><br />
<i><font size="4">hoje é o primeiro dia do resto da tua vida<br />
hoje é o primeiro dia do resto da tua vida</font></i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Alors, les amis nous offrent un lit<br />
on entre crevé, on ressort rafraîchi<br />
on lutte pour tout ce qui nous tient à coeur<br />
on boit et on mange, quelqu&rsquo;un nous dit bon appétit<br />
et on se souvient d&rsquo;une phrase rebattue</font><font face="book antiqua,palatino"><br />
<i><font size="4">hoje é o primeiro dia do resto da tua vida<br />
hoje é o primeiro dia do resto da tua vida</font></i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Puis vient la fatigue, et le corps faiblit<br />
on se regarde, il ne reste plus grand chose<br />
on demande un répit, aussi court soit-il<br />
on oublie ses doutes dans une mer de bière<br />
e vem-nos à memória uma frase batida</font><font face="book antiqua,palatino"><br />
<i><font size="4">hoje é o primeiro dia do resto da tua vida<br />
hoje é o primeiro dia do resto da tua vida</font></i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Enfin, d&rsquo;un choix on fait un défi<br />
on affronte la vie d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre<br />
on navigue sans mer, sans voile ni navire<br />
on boit du courage même d&rsquo;un verre vide<br />
e vem-nos à memória uma frase batida</font><font face="book antiqua,palatino"><br />
<i><font size="4">hoje é o primeiro dia do resto da tua vida<br />
hoje é o primeiro dia do resto da tua vida</font></i></font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Entre temps, le temps a fait cendre la braise<br />
une marée haute viendra de la marée basse<br />
un jour nouveau se lève, et on a des ailes<br />
on trinque à ses amours avec le vin qui reste<br />
e vem-nos à memória uma frase batida</font><font face="book antiqua,palatino"><br />
<i><font size="4">hoje é o primeiro dia do resto da tua vida<br />
hoje é o primeiro dia do resto da tua vida</font></i></font>
</p>
<p align="right"><font></font><font><a href="http://lusina.unblog.fr"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Revenir à la page d&rsquo;accueil</font></a></font></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Elégie</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/08/elegie/</link>
		<comments>http://lusina.unblog.fr/2011/02/08/elegie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 08:35:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- XVIIème/XVIIIème siècles]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lusina.unblog.fr/2006/11/06/elegie/</guid>
		<description><![CDATA[Cascade fantastique, huile de Catherine Scharbach Seraient-ils ceux-là, Les lieux enchanteurs, Par où je passais Les bonnes années ? Serait-ce les prés Où je m’amusais, Tout en faisant paître Le gentil troupeau Qu’Alceu m’a laissé ? Ce sont-là ces lieux ? Eh bien oui ; c’est moi Qui suis différent. C’est toi, Marília ? J’arrive, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b><font size="4"></font></b></p>
<p align="center"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2007/05/cascadefantastique.jpg" alt="cascadefantastique.jpg" /></p>
<p><b><font size="4"></font></b></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="2"><i>Cascade fantastique</i>, huile de Catherine Scharbach</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Seraient-ils ceux-là,<br />
Les lieux enchanteurs,<br />
Par où je passais<br />
Les bonnes années ?</font><font face="book antiqua,palatino" size="4"><br />
Serait-ce les prés<br />
Où je m’amusais,<br />
Tout en faisant paître<br />
Le gentil troupeau</font><font face="book antiqua,palatino" size="4"><br />
Qu’Alceu m’a laissé ?</font><font size="4"> </font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Ce sont-là ces lieux ?<br />
Eh bien oui ; c’est moi<br />
Qui suis différent.<br />
C’est toi, Marília ?<br />
J’arrive, attends.</font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Un cours d’eau tombait<br />
De ce haut rocher ;<br />
Au bruit murmurant<br />
J’ai dormi souvent !<br />
L’écume neigeuse<br />
Ne recouvre plus<br />
Les rochers brisés :<br />
Comme si la rivière<br />
S’était détournée.</font><font size="4"> </font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Ce sont là ces lieux ?<br />
Eh bien oui ; c’est moi<br />
Qui suis différent.<br />
C’est toi, Marília ?<br />
J’arrive, attends.</font><font size="4"> </font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino"></font><font size="4"></font></p>
<p><font size="4">[…]</font><font size="4"> </font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4"></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">L’âme qui avait<br />
Toute liberté,<br />
Ressent à présent<br />
Amour et regret.<br />
Les lieux enchanteurs<br />
Qui jadis me plurent,<br />
Las ! n’ont pas changé ;<br />
Mais j’ai d’autres yeux,<br />
Je suis affligé.</font><font size="4"> </font></p>
<p><font face="Book Antiqua" size="4"></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino" size="4">Ce sont là ces lieux ?<br />
Eh bien oui ; c’est moi<br />
Qui suis différent.<br />
C’est toi, Marília ?<br />
J’arrive, attends.</font><font size="4"> </font></p>
<p><b><font size="4"></font></b></p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino"></font><font face="book antiqua,palatino" size="3">Tómas António Gonzaga, <i>Liras</i>, (Bahia) 1744, Portugal &#8211; 1810 ?, Mozambique.</font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino"></font><font face="book antiqua,palatino"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2006/11/gonzaga.jpg" alt="gonzaga.jpg" /></font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil </a></p>
<p align="center"><font face="Book Antiqua"></font></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>éperdument</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/05/eperdument/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Feb 2011 14:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[musique et chansons]]></category>
		<category><![CDATA[Poesie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.   Chanté par Nuno Guerreiro (du groupe Ala dos namorados) et Sara Tavares, un poème de Florbela Espanca sur une musique de  João Gil]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><p><a href="http://lusina.unblog.fr/2011/02/05/eperdument/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p align="center"> </p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="4">Chanté par Nuno Guerreiro (du groupe Ala dos namorados) et Sara Tavares, un poème de Florbela Espanca sur une musique de  João Gil</font></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>aurore</title>
		<link>http://lusina.unblog.fr/2011/02/05/aurore/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Feb 2011 11:06:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[lusina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[- époque contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[littérature et culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://lusina.unblog.fr/2006/11/25/aurore/</guid>
		<description><![CDATA[Photographie Michel Bacchetta J&#8217;hésite un moment à jeter le cahier à l&#8217;eau ; mais quelqu&#8217;un me bouscule, en passant près de moi dans un groupe de gens pressés, ce qui m&#8217;oblige à le lâcher. Je le vois disparaître sur la surface noire du Tage, où les lumières se reflètent, emportant par le fond tout ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2006/11/vuelisbonne.jpg" title="vuelisbonne.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[389]"></a></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="2"><a href="http://lusina.unblog.fr/files/2006/11/vuelisbonne.jpg" title="vuelisbonne.jpg" class="imagelink" rel="lightbox[389]"><img src="http://lusina.unblog.fr/files/2006/11/vuelisbonne.jpg" alt="vuelisbonne.jpg" width="400" /></a> </font></p>
<p align="center"><font face="book antiqua,palatino" size="2">Photographie Michel Bacchetta</font></p>
<p align="justify"><font face="book antiqua,palatino" size="4">J&rsquo;hésite un moment à jeter le cahier à l&rsquo;eau ; mais quelqu&rsquo;un me bouscule, en passant près de moi dans un groupe de gens pressés, ce qui m&rsquo;oblige à le lâcher. Je le vois disparaître sur la surface noire du Tage, où les lumières se reflètent, emportant par le fond tout ce que j&rsquo;ai écrit dans ce café où j&rsquo;ai perdu Rosine. Je me sens soulagé, comme si j&rsquo;avais jeté mon angoisse dans le fleuve et qu&rsquo;elle se diluait dans le courant. J&rsquo;ai la conscience pure, vierge de souvenirs et d&rsquo;images. Isabelle, Rosine, la répétitrice de français, la petite amie de l&rsquo;homme du golf, la fiancée, mon arrière-grand-oncle, Marta et José Cravo, tous ceux qui s&rsquo;étaient rassemblés autour de moi s&rsquo;envolent en fumée, eux aussi, dans cette nuit qui touche à sa fin, où la brume de l&rsquo;aurore tombe sur le port, qui blanchit sous la première lueur du jour. </font></p>
<p align="right"><font face="book antiqua,palatino" size="3">Nuno Júdice, <i>L&rsquo;ange de la tempête</i>, La Différence, 2006</font></p>
<p align="right"><a href="http://lusina.unblog.fr">Revenir à la page d&rsquo;accueil </a></p>
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